Le Mali est un des pays les plus pauvres du monde. Handicap International y met en place un accompagnement spécifique pour les futurs mamans et les bébés tant dans le contexte de crise que sur le long terme. Rencontre avec Caroline Boltz, coordinatrice Santé et Réadaptation de l'association au Mali.
6 heures 30, l'équipe est fin prête. Les 17 démineurs quittent le camp pour rejoindre les terres sur lesquelles ils doivent intervenir à une heure de piste. Un an après la fin du conflit malien, des restes explosifs de guerre menacent encore la population. Jusqu'en début d'après-midi, les démineurs vont dépolluer les chemins et les champs. Ils identifient, signalent, neutralisent et détruisent ces déchets de guerre. L'équipe est composée de jeunes diplômés maliens encadrés par des professionnels aguerris, originaires de toute la région et formés par Handicap International.
Durant le conflit de 2012/2013, la menace de mort était très forte dans différentes régions du Mali. Les tueries ont été importantes à Gao, Tombouctou et Kidal. De nombreux habitants ont fui leur maison en laissant tout derrière eux. Handicap International apporte une réponse spécifique aux victimes et témoins d'exactions pour les aider à se reconstruire et faire face à l'avenir.
Trois ans après le début du conflit, le millionième réfugié syrien au Liban a été enregistré le 3 avril dernier par le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR). Cependant, pour les acteurs humanitaires, dont Handicap International, qui interviennent au Liban, une estimation est difficile à donner, tous lesréfugiés syriens n'étant pas comptabilisés.
Lors du génocide des Tutsis en 1994, Jean-Paul avait 5 ans. Ses oncles voulaient le tuer avec sa fratrie car leur père était d'une origine différente. Récemment, avec l'aide d'un groupe de parole mis en place par Handicap International, Jean-Paul a réussi à pardonner à ceux qui voulaient le tuer.
Alphonsine a 29 ans. Orpheline, sa vie se résume à un cauchemar. Les viols et la violence qu'elle a subis quand elle était jeune l'ont poussée à une surconsommation d'alcool et à la prostitution. Elle a eu plusieurs enfants sans père et est aujourd'hui séropositive. C'est grâce au projet Santé mentale de Handicap International que cette femme a commencé une nouvelle vie. Avec beaucoup d'énergie et de courage, elle est à présent capable d'élever ses enfants de façon autonome et digne.
« Le mot pour dire "traumatisme" n'existait pas au Rwanda avant le génocide des Tutsis », explique Augustin Nziguheba, psychologue et coordonnateur technique des projets de santé mentale de Handicap International.
Ce jour-là, Madeleine se dépêche de cacher ses enfants. Pour son mari, il est déjà trop tard. Il est torturé et tué à la machette sous ses yeux. Quant à elle, elle est violée.
« Cœur du ménage, tel est le nom de notre groupe. Parce que nous voulons retrouver notre rôle dans la famille : notre rôle de mère, notre rôle de femme », explique Consolée, présidente d'un groupe de femmes de Ndera, à Kigali, où intervient Handicap International.
Agnès, 52 ans, doit marcher près de deux heures pour participer aux réunions hebdomadaires du groupe de parole organisées à Gihango, un village dans l'Ouest du Rwanda, sur l'initiative de Handicap International. « Mais cela en vaut largement la peine. Avant de participer au groupe, je craignais d'aborder les autres. Je menais une vie retirée, plongée dans mes angoisses et ma peine. Quand j'ai enfin pu raconter mon histoire pour la première fois, j'ai pleuré comme un bébé. J'étais soulagée. »
Le 4 avril, à l'occasion de la Journée internationale pour la sensibilisation au problème des mines et l'assistance à la lutte anti-mines, Handicap International s'alarme de la situation des victimes. L'association appelle les Etats, au premier rang desquels le gouvernement colombien, à prendre les mesures nécessaires pour leur prise en charge et la reconnaissance de leurs droits.
Handicap International exhorte tous les États signataires à ratifier au plus vite le Traité sur le commerce des armes. Celui-ci interdit aux États de transférer des armes classiques – dont les fusils, révolvers et grenades – vers d'autres pays, s'ils estiment qu'elles pourraient servir à commettre ou à faciliter des génocides, des crimes contre l'humanité, des crimes de guerre ou des atteintes aux droits de l'Homme.
« Mon nom est Kanha. J'avais 8 ans quand l'accident est arrivé. Alors que ma mère travaillait dans sa petite épicerie, mon père, dans le jardin de la maison, était en train de manipuler un obus qu'il venait d'acheter chez un ferrailleur. Il voulait récupérer le métal pour le revendre. Je l'observais, assise sur les escaliers, quelques mètres plus loin. C'est alors que j'ai entendu un grand bruit et j'ai juste eu le temps de comprendre que l'engin venait d'exploser. Ensuite, je ne me souviens plus de rien. »
Hayatullah a 12 ans. Il vit dans un village situé dans la province de Kandahar en Afghanistan. Il y a un peu plus d'un an, il marche sur une mine. Appareillé par les équipes de Handicap International, il peut à présent retrouver ses copains à l'école et courir comme un garçon de son âge.
Rebecca, 22 ans, arrive de l'État de Jonglei, le plus vaste de la République du Soudan du Sud. Le conflit qui perdure dans le pays contraint la jeune fille à vivre loin de chez elle, dans le camp de déplacés de Juba. Ses conditions de vie sont extrêmement difficiles. De plus, Rebecca souffre des séquelles de la poliomyélite, une maladie très contagieuse provoquée par un virus qui touche principalement les enfants. Elle est prise en charge par Handicap International.
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