Lors du génocide des Tutsis en 1994, Jean-Paul avait 5 ans. Ses oncles voulaient le tuer avec sa fratrie car leur père était d'une origine différente. Récemment, avec l'aide d'un groupe de parole mis en place par Handicap International, Jean-Paul a réussi à pardonner à ceux qui voulaient le tuer.
Alphonsine a 29 ans. Orpheline, sa vie se résume à un cauchemar. Les viols et la violence qu'elle a subis quand elle était jeune l'ont poussée à une surconsommation d'alcool et à la prostitution. Elle a eu plusieurs enfants sans père et est aujourd'hui séropositive. C'est grâce au projet Santé mentale de Handicap International que cette femme a commencé une nouvelle vie. Avec beaucoup d'énergie et de courage, elle est à présent capable d'élever ses enfants de façon autonome et digne.
« Le mot pour dire "traumatisme" n'existait pas au Rwanda avant le génocide des Tutsis », explique Augustin Nziguheba, psychologue et coordonnateur technique des projets de santé mentale de Handicap International.
Ce jour-là, Madeleine se dépêche de cacher ses enfants. Pour son mari, il est déjà trop tard. Il est torturé et tué à la machette sous ses yeux. Quant à elle, elle est violée.
« Cœur du ménage, tel est le nom de notre groupe. Parce que nous voulons retrouver notre rôle dans la famille : notre rôle de mère, notre rôle de femme », explique Consolée, présidente d'un groupe de femmes de Ndera, à Kigali, où intervient Handicap International.
Agnès, 52 ans, doit marcher près de deux heures pour participer aux réunions hebdomadaires du groupe de parole organisées à Gihango, un village dans l'Ouest du Rwanda, sur l'initiative de Handicap International. « Mais cela en vaut largement la peine. Avant de participer au groupe, je craignais d'aborder les autres. Je menais une vie retirée, plongée dans mes angoisses et ma peine. Quand j'ai enfin pu raconter mon histoire pour la première fois, j'ai pleuré comme un bébé. J'étais soulagée. »
Le 4 avril, à l'occasion de la Journée internationale pour la sensibilisation au problème des mines et l'assistance à la lutte anti-mines, Handicap International s'alarme de la situation des victimes. L'association appelle les Etats, au premier rang desquels le gouvernement colombien, à prendre les mesures nécessaires pour leur prise en charge et la reconnaissance de leurs droits.
Handicap International exhorte tous les États signataires à ratifier au plus vite le Traité sur le commerce des armes. Celui-ci interdit aux États de transférer des armes classiques – dont les fusils, révolvers et grenades – vers d'autres pays, s'ils estiment qu'elles pourraient servir à commettre ou à faciliter des génocides, des crimes contre l'humanité, des crimes de guerre ou des atteintes aux droits de l'Homme.
« Mon nom est Kanha. J'avais 8 ans quand l'accident est arrivé. Alors que ma mère travaillait dans sa petite épicerie, mon père, dans le jardin de la maison, était en train de manipuler un obus qu'il venait d'acheter chez un ferrailleur. Il voulait récupérer le métal pour le revendre. Je l'observais, assise sur les escaliers, quelques mètres plus loin. C'est alors que j'ai entendu un grand bruit et j'ai juste eu le temps de comprendre que l'engin venait d'exploser. Ensuite, je ne me souviens plus de rien. »
Hayatullah a 12 ans. Il vit dans un village situé dans la province de Kandahar en Afghanistan. Il y a un peu plus d'un an, il marche sur une mine. Appareillé par les équipes de Handicap International, il peut à présent retrouver ses copains à l'école et courir comme un garçon de son âge.
Rebecca, 22 ans, arrive de l'État de Jonglei, le plus vaste de la République du Soudan du Sud. Le conflit qui perdure dans le pays contraint la jeune fille à vivre loin de chez elle, dans le camp de déplacés de Juba. Ses conditions de vie sont extrêmement difficiles. De plus, Rebecca souffre des séquelles de la poliomyélite, une maladie très contagieuse provoquée par un virus qui touche principalement les enfants. Elle est prise en charge par Handicap International.
Baraah est kinésithérapeute. Il y a un peu plus d'un an, cette jeune femme de 23 ans a rejoint les équipes de Handicap International. Elle travaille auprès des réfugiés syriens dans le camp de Zaatari, en Jordanie. Rencontre avec une spécialiste sensible et dévouée.
Il y a six mois lors d'un bombardement, un mur s'est effondré sur Yamen, un jeune Syrien de 3 ans. Grièvement blessé, il est depuis paralysé partiellement en dessous de la taille. Malgré son jeune âge, il fait preuve d'un courage exemplaire. Il est accompagné par les équipes de Handicap International.
Après une dure vie de labeur, Mousa, Syrien nonagénaire, profitait d'une retraite méritée. Jamais il n'aurait imaginé voir sa maison bombardée ni devoir fuir son pays. Aujourd'hui réfugié en Jordanie avec une partie de sa famille et suivi par Handicap International, son état de santé fragile et le chagrin qui l'habite ne l'empêchent pas de garder un peu de joie de vivre avec ses petits enfants. Inimaginable, quand on apprend ce qu'il a vécu...
Najah, blessée lors d'une attaque à Homs, est aujourd'hui réfugiée au Liban. Prise en charge par Handicap International, elle témoigne.
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