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Soutien psychosocial et rééducation pour les enfants handicapés

Réadaptation Santé
Liban

Soutien psychosocial et rééducation vont de pair pour les enfants handicapés au Liban, grâce à un partenariat entre Handicap International et le Centre de rééducation Mousawat dans la vallée de la Beeka.

Aïsha, 8 ans, est atteinte de paralysie cérébrale. Elle bénéficie de séances d'ergothérapie et de kinésithérapie au centre de Mousawat avec le soutien de Handicap International.

Aïsha, 8 ans, est atteinte de paralysie cérébrale. Elle bénéficie de séances d'ergothérapie et de kinésithérapie au centre de Mousawat. | © Oriane van den Broeck / HI

Une approche globale 

Au centre de Mousawat, dans la vallée de la Bekaa, les travailleurs psychosociaux travaillent en collaboration avec des spécialistes de la rééducation. Chaque semaine, l’équipe discute des cas suivis et échange des conseils. Les enfants ont accès à un traitement de réadaptation complet comprenant kinésithérapie, ergothérapie, orthophonie et soutien psychosocial. 

300 enfants suivis dans la région 

Quelque 300 enfants sont traités chaque année gratuitement grâce au soutien de Handicap International. L’association se concentre principalement sur l'intervention précoce chez l’enfant et le suivi des parents d’enfants handicapés. Beaucoup de familles commencent à retourner en Syrie et il est important, par exemple, que les parents apprennent les exercices basiques de réadaptation nécessaires au traitement de leur enfant.

La notoriété grandissante du centre

La plupart des patients du centre viennent maintenant grâce à des amis, des membres de la famille ou des voisins qui leur ont recommandé les différents services offerts à Mousawat. Au moins un parent est présent à chaque séance de rééducation. Le centre offre également une prise en charge psychologique des parents et un groupe d’entraide a été créé pour les encourager à se soutenir mutuellement. Car avoir un enfant handicapé n’est pas sans répercussion psychologique pour les parents, surtout dans un environnement stigmatisant.

L’acceptation de la santé mentale 

Aux débuts du projet, par peur d’être stigmatisés par leur communauté, les parents étaient réticents à l’idée de consulter un psychologue. Aujourd’hui, il leur est devenu commun de faire la demande d’un tel service.


Lire également "Le groupe d'entraide me redonne espoir", témoignage d'Ibtissam, mère d'Abdel Kareem, 5 ans, souffrant de paralysie cérébrale

Publié le : 4 mars 2019
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