Syrie : rouvrir une école grâce au déminage
Yasser al-Sanad est le directeur de l'école al-Najah, déminée par Handicap International. Il raconte comment l'association a contribué à faire renaître la vie dans la ville.
Yasser al-Sanad, directeur de l’école Al Najah à Deir ez-Zor. | © T. Nicholson / HI
Yasser al-Sanad est le directeur de l'école al-Najah et le fils de son fondateur. L'école a été abandonnée en 2011, au début de la guerre civile syrienne. Au cours des quatorze dernières années, elle a servi de bureau pour les services de renseignement à l'ancien régime, puis d'usine d'armes au Mouvement islamiste et de refuge aux personnes déplacées à l'intérieur du pays.
Voici son récit :
200 munitions en un jour
Les équipes de Handicap International ont déminé un tiers de l'école, permettant ainsi à 170 élèves de reprendre leurs études. En temps normal, l'école devrait pouvoir accueillir entre 700 et 800 élèves. Le reste de l'établissement devrait être déminé d'ici la fin de l'année 2026.
Pendant que les élèves de sixième suivent un cours d’arabe classique dans une salle de classe, les équipes de déminage trient les munitions, les armes et le matériel militaire dans le bâtiment adjacent. Un jour, une équipe de cinq experts a retiré d’une seule salle de classe 200 cartouches chargées, d’innombrables sacs de vêtements militaires, des casques et des douilles.
Un nouveau souffle grâce à la réouverture des écoles
Les ONG ont déployé beaucoup d'efforts pour sensibiliser les élèves aux risques. Elles se sont particulièrement concentrées sur les plus jeunes, qui viennent d'entrer à l'école et ne savent rien des munitions non explosées. Elles ont énormément travaillé pour leur expliquer ce sujet. Elles ont apporté des affiches pour leur montrer que s'ils voyaient des munitions non explosées, ils devaient rester à l'écart. Et aujourd'hui, la situation s'améliore.
Espoir pour le futur
Je suis optimiste quant à l'avenir. Cela prendra du temps, c'est certain, mais nous espérons que la situation sera plus sûre à l'avenir. Je pense que les médias jouent un rôle majeur en expliquant aux gens qu'ils peuvent revenir en toute sécurité.
Nous avons besoin d'un soutien accru de la part de la communauté internationale pour aider notre pays à se reconstruire. Ici, nous manquons de tout ce qui est nécessaire à la vie. Les infrastructures sont en grande partie détruites. Nous avons besoin de soutien pour pouvoir travailler davantage et offrir plus de services à la population. Le pays a été détruit, nous avons besoin d’aide et de soutien.
De nombreuses familles attendent que ces écoles soient prêtes à accueillir à nouveau les élèves. Ce sera bien mieux pour les familles qui vivent dans le quartier, car actuellement, elles doivent envoyer leurs enfants à l’école plus loin.
Une question ? Une remarque ? Nous sommes à votre écoute !
Relation Donateurs
Contactez notre équipe du lundi au vendredi de 9h à 18h au 04 78 69 67 00 ou à [email protected]
Au plaisir d’échanger !
> Voir aussi la FAQ
Équipe Mobilisation
Vous souhaitez devenir bénévole ou partager des idées d’actions solidaires ?
> Rendez-vous sur l’espace dédié
Relations Presse
Journalistes, médias : notre attachée de presse Clara Amati est joignable au 06 98 65 63 94 ou par mail [email protected]
> Voir l'espace Presse
Collectes frauduleuses
Des escroqueries à la charité peuvent être commises en notre nom dans l'espace public, par téléphone ou par e-mail. Consultez notre page dédiée pour toute information ou contactez-nous directement au 04 78 69 67 00 ou par e-mail : [email protected]