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Priti améliore son quotidien grâce à la kinésithérapie

Réadaptation
Népal

Priti, 6 ans, vit à Biratnagar au Népal. Elle a une paralysie cérébrale suite à des complications à sa naissance. Accompagnée depuis deux ans, elle améliore chaque jour sa condition physique.

Priti, 6 ans, vit à Biratnagar au Népal. Elle a une paralysie cérébrale suite à des complications à sa naissance. Accompagnée depuis deux ans, elle améliore chaque jour sa condition physique.

© A. Thapa / HI

Priti et sa famille ont rencontré les partenaires locaux de Handicap International il y a deux ans et bénéficient depuis d’un accompagnement adapté. Ils racontent son parcours, ses progrès et leurs espoirs.

Une naissance difficile

Priti vit avec sa mère Uma, ses grands-parents paternels et son frère jumeau dans un quartier verdoyant de la ville népalaise de Biratnagar, au milieu des rizières. Son père, Deepak, travaille au Qatar. Grâce à l’argent qu’il leur envoie, ils ont pu construire une maison de deux étages, confortable et spacieuse, et acheter du bétail. Deepak vit loin de sa famille et ne peut rentrer qu’une fois tous les deux ans. Il reste alors pendant deux mois auprès de ses proches.

Lors de l’accouchement, le frère jumeau de Priti est venu au monde en premier. Les choses se sont ensuite compliquées pour Priti qui est restée coincée pendant plusieurs minutes, qui ont été cruciales. Priti a manqué d’oxygène et cela a endommagé de façon irréversible son cerveau.

« À ce moment-là, nous n’avions aucune idée concrète de l’évolution de la situation. Le docteur ne nous a rien dit. C’est seulement au bout de huit mois, lorsque son frère jumeau a commencé à ramper et à se retourner, que nous avons remarqué que quelque chose n’allait pas chez Priti. Elle dormait tout le temps, elle ne savait pas bouger et ses mains faisaient des mouvements particuliers. »

Uma, la maman de Priti

Au fil des semaines, la famille de Priti a pris conscience des conséquences de ce manque d’oxygène à la naissance qui a provoqué une paralysie cérébrale.

Priti n’a pas le contrôle de ses membres et ne parle pas. Elle est entièrement dépendante de sa famille pour chaque tâche du quotidien : se nourrir, s’hydrater, se laver, s’assoir, faire des exercices de kinésithérapie, communiquer…

Avec le temps, Priti a développé des moyens de communication avec sa famille. Aujourd’hui elle arrive à se faire comprendre pour les besoins essentiels par le regard, les gestes et les sons.

La kinésithérapie pour plus de dignité

Il y a deux ans, grâce aux équipes locales de sensibilisation, les parents de Priti ont découvert le centre de réadaptation de Biratnagar soutenu par Handicap International.

Le centre est situé à une heure de route de leur maison. Le déplacement n’est pas simple, la zone peu accessible et il est compliqué de déplacer Priti. Mais ses parents sont tenaces et n’abandonnent pas. Tout ce qui peut améliorer le quotidien de leur fille est bon à prendre.

En se rendant au centre avec Priti, ils rencontrent l’équipe de kinésithérapeutes et découvrent ce qui s’offre à eux : une chaise spécialisée, un accompagnement pour obtenir une aide financière du gouvernement local ainsi que des séances de kinésithérapie à long terme pour améliorer les conditions de vie de leur fille.

Depuis, ils se rendent une fois par mois au centre afin que Rinki, la kinésithérapeute qui suit Priti depuis le début, leur montre de nouveaux exercices. Ensuite, sa maman fait faire ces exercices quotidiennement à Priti jusqu’à ce que l’objectif soit atteint. Une fois l’objectif atteint, Rinki leur apprend de nouveaux exercices, et ainsi de suite.

« C’est un challenge, autant pour Priti que pour moi, mais je veux continuer à le faire, pour le bien-être de ma fille. Les évolutions sont variables, ça prend du temps. Mais quoi qu’il arrive, je suis heureuse de ce qui vient. »

Uma

Priti, 6 ans, vit à Biratnagar au Népal. Elle a une paralysie cérébrale suite à des complications à sa naissance. Accompagnée depuis deux ans, elle améliore chaque jour sa condition physique. © A. Thapa / HI

© A. Thapa / HI

Rinki prodigue également des séances à distance grâce à la téléréadaptation. Pour ce faire, la maman de Priti l’appelle en vidéo et elles font les exercices ensemble. Cela permet à la famille de ne pas devoir se déplacer pour la moindre question et d’avoir un accompagnement régulier.

« Les résultats témoignent d’un progrès certain, chaque partie de son corps se dé-rigidifie petit à petit. Par exemple, avant elle ne pouvait pas ouvrir ses mains, elles étaient complètement recroquevillées sur elles-mêmes. Aujourd’hui, sa main s’ouvre et se ferme beaucoup plus facilement. De plus, grâce à la chaise spécialisée pour les enfants comme elle, Priti sait désormais se tenir assise et attraper des objets qui se trouvent devant elle. Ces exercices sont essentiels pour son développement et son épanouissement. Chaque matin, la maman de Priti l’installe pour 30 minutes sur cette chaise et lui fait faire les exercices. »

Rinki, la kinésithérapeute de Priti

Priti se montre curieuse

Le moment préféré de la journée de Priti, c’est quand son frère rentre de l’école. Elle rampe alors jusqu’à lui pour être à ses côtés lorsqu’il fait ses devoirs. « On dirait qu’elle veut apprendre ce qu’il apprend à l’école, elle est curieuse de ce qu’il fait. Si nous la déplaçons à ce moment-là et qu’elle ne peut pas être près de lui, elle se met en colère ! », ajoute Uma. De plus, son frère est très proche d’elle et il est ravi qu’elle lui tienne compagnie.

Mais le chemin est long et loin d’être simple, en particulier au Népal. Les parents de Priti sont inquiets : ils savent qu’elle ne pourra jamais être autonome car le Népal ne dispose pas de beaucoup d’infrastructures adaptées (écoles inclusives, fauteuils électriques à la pointe de la technologie, etc.).

« Il existe une école à Katmandou qui propose des séances de réadaptation et une éducation aux enfants avec une paralysie cérébrale. J’espère qu’un jour il y aura une école comme cela ici, à Biratnagar. Cela permettrait à Priti d’aller à l’école, d’avoir encore plus d’exercices de réadaptation et cela me libérerait du temps pour travailler. »

Uma

Au Népal, Handicap International œuvre chaque jour pour venir en aide au plus grand nombre de personnes handicapées comme Priti, grâce aux cinq centres de réadaptation de ses partenaires. Les équipes locales travaillent pour tendre vers un pays qui soit plus tolérant, équitable et inclusif afin que chaque être humain puisse y trouver sa place et être traité avec dignité.

Publié le : 22 décembre 2022
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