Goto main content
 
 

Civils bombardés, infrastructures dévastées

Mines et autres armes

Les bombardements en zones peuplées sont devenus courants dans les conflits actuels. En plus de tuer et de mutiler les civils, ils détruisent des infrastructures publiques vitales comme des ponts, des ports, des hôpitaux, etc. Quelles sont les répercussions de l’utilisation des armes explosives en zones peuplées sur la vie des civils ? Explications.

Infrastructure détruite lors de combats en Irak (phot d'archive)

Infrastructure détruite lors de combats en Irak | © T. Mayer / Handicap International

Prenons le cas d’un port détruit par un bombardement : les bateaux ne peuvent plus accoster, provoquant l’interruption du fret de marchandises, dont des produits alimentaires, ce qui peut engendrer une forte augmentation des prix sur le marché et des pénuries dans les régions qui dépendent de cette infrastructure. Le bombardement d’un simple entrepôt peut avoir des conséquences graves en perturbant la chaîne d’approvisionnement et en provoquant des ruptures de stocks.

Quand un pays devient le théâtre de bombardements, les transporteurs routiers prennent souvent des mesures de sécurité – comme ne plus se déplacer en convoi, par exemple – ce qui réduit le volume de biens délivrés. Dans de nombreux cas, les compagnies d’assurance ne couvrent plus les risques des transporteurs qui commercent avec le pays touché. Des sociétés de transport décident alors de suspendre leurs activités. Nourriture et médicaments viennent à manquer, pouvant engendrer une augmentation des cas de malnutrition et aggraver la vulnérabilité de la population aux maladies.

> Lire aussi "Quel processus politique pour mettre fin aux bombardements des civils ?"

Approvisionnement vital en eau

Ce genre d’effet domino peut également être observé lors des bombardements des réseaux d’eau. La destruction de stations de pompage, de traitement d’eau, des réseaux d’adduction prive des quartiers, des zones entières en eau propre ou potable. L’eau du réseau urbain peut aussi se retrouver contaminée par des destructions et des gravats... Dans ces cas de figure, les conséquences sanitaires sont effroyables : les maladies infectieuses, les infections rénales, la typhoïde augmentent, ainsi que le taux de mortalité au sein de la population. La destruction d’une seule station de traitement de l'eau peut affecter des centaines de milliers de personnes.

Où se faire soigner ?

L’attaque d’un hôpital a également des conséquences dramatiques et durables. Elle provoque l’évacuation en urgence des bâtiments et des destructions lors de l’attaque elle-même et, une fois passée, presque inévitablement une réduction des services : les dégâts rendent impraticable telle partie du bâtiment, certains personnels préfèrent fuir la région ou le pays et ne reviendront plus y travailler, des équipements médicaux sont endommagés et inutilisables, etc. Quand le réseau électrique est également touché, certains de ces équipements, comme des couveuses, ne peuvent plus fonctionner. Quand un hôpital régional ferme, des milliers de personnes se retrouvent sans accès aux soins. Des patients ne sont plus traités, ce qui entraîne des complications et une augmentation de la morbidité.


Handicap International contre les bombardements des civils

Handicap International mène depuis plusieurs mois une campagne pour dénoncer et interdire l’utilisation des armes explosives en zones peuplées, une pratique effroyable, courante dans les conflits actuels, en Syrie, en Afghanistan, au Yémen, en Ukraine, etc. Les victimes de cette pratique barbare sont à 92 % des civils. Utilisées dans les zones peuplées, les armes explosives tuent, provoquent des souffrances et blessures graves (brûlures, plaies ouvertes, fractures, etc.). Elles sont la cause de handicaps et de traumatismes psychologiques. Cet usage provoque le déplacement forcé des populations, détruit des infrastructures essentielles comme les habitations, les écoles et les hôpitaux. Lors d’une attaque, un pourcentage variable de ces armes n’explose pas à l’impact, générant une menace permanente pour les populations civiles longtemps après les combats. La présence de restes explosifs de guerre rend périlleux le retour des populations dans leurs quartiers une fois l’attaque passée ou le conflit terminé.

Publié le : 21 septembre 2017
Nos actions
pays
par pays

Icône casque microUne question ? Une remarque ? Nous sommes à votre écoute !

Relation Donateurs
Contactez notre équipe du lundi au vendredi de 9h à 18h au 04 78 69 67 00 ou à
[email protected]
Au plaisir d’échanger !
Voir aussi la FAQ

Équipe Mobilisation
Vous souhaitez
devenir bénévole ou partager des idées d’actions solidaires ? Contactez-nous par mail [email protected]

Relations Presse
Journalistes, médias : notre attachée de presse est joignable au 06 98 65 63 94 ou par mail
[email protected] 
Voir l'espace Presse

Collectes frauduleuses

Des escroqueries à la charité peuvent être commises en notre nom dans l'espace public, par téléphone ou par e-mail. Consultez notre page dédiée pour toute information ou contactez-nous directement au 04 78 69 67 00 ou par e-mail : [email protected]

Aidez-les
concrètement

Pour aller plus loin

Ukraine : « Les armes les plus sophistiquées, mutilantes et destructrices que j’ai vues »
© V. de Viguerie / HI
Mines et autres armes Réadaptation Urgence

Ukraine : « Les armes les plus sophistiquées, mutilantes et destructrices que j’ai vues »

Gaëlle Smith, spécialiste de la réadaptation d’urgence à Handicap International, s’est rendue en Ukraine il y a quelques mois pour soutenir les équipes locales sur le terrain. Voici son témoignage.

Adoption le 18 novembre de l'accord international contre les bombardements urbains
© HI
Mines et autres armes

Adoption le 18 novembre de l'accord international contre les bombardements urbains

Les États sont invités le 18 novembre prochain à Dublin pour adopter l'Accord international contre les bombardements en zones peuplées.

1,8 million m² de terres libérées des mines depuis 2016 par Handicap International en Irak
© HI
Mines et autres armes

1,8 million m² de terres libérées des mines depuis 2016 par Handicap International en Irak

Handicap International mène depuis 2016 des opérations de déminage en Irak. Les experts de l'association neutralisent  actuellement des engins explosifs improvisés près de Kirkouk.