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Améliorer la protection des travailleurs humanitaires et de santé

Prévention Solidarité Urgence
International

À l'occasion de la Journée mondiale de l'aide humanitaire le 19 août, Handicap International, Médecins du Monde et Action contre la Faim publient le rapport "Les risques que nous prenons dépassent l'entendement - Mieux protéger les travailleurs humanitaires et de la santé".

Achol, dont la jambe a été blessée par un tir puis amputée à Bor au Soudan du Sud, parle à Zebidah, une ergothérapeute de Handicap International, dans le camp de réfugiés de Kakuma au Kenya.

Achol, dont la jambe a été blessée par un tir puis amputée à Bor au Soudan du Sud, parle à Zebidah, une ergothérapeute de Handicap International, dans le camp de réfugiés de Kakuma au Kenya. | © K. Holt / HI

Ce rapport fait le point sur les défis et les principales demandes des organisations humanitaires pour mieux protéger les travailleurs humanitaires et de la santé.

Les trois ONG appellent les bailleurs internationaux à mieux prendre en compte la sécurité des personnels humanitaires et de santé dans les financements alloués aux organisations, et demandent aux États d’assurer le respect du droit international et des principes humanitaires.

Principale menace : les conflits et violations répétées du droit international et des principes humanitaires

En 2022, au moins 439 attaques contre des travailleurs et travailleuses humanitaires ont été recensées par la Aid Worker Security Database. Cette année a été la plus violente pour les personnels de santé en 10 ans. 1 989 incidents violents contre des établissements et le personnel de santé ont été recensés, faisant 232 morts parmi les travailleurs et travailleuses de santé. Une vingtaine de pays dont le Soudan du Sud, la République démocratique du Congo, le Myanmar et l’Ukraine, sont particulièrement dangereux pour les professionnels de l’aide et de santé.

Alors qu’ils doivent garantir un accès sécurisé des populations à l’aide en vertu du droit international et des principes humanitaires, les États et les groupes armés ne cessent de mettre en danger les personnels des organisation d'aide. Ils perpétuent des attaques à leur encontre ou mettent en place des mesures qui politisent et criminalisent l’action humanitaire et la mission médicale. Agissant ainsi, ils augmentent les risques de violence et empêchent les professionnels de réaliser leur mission fondamentale : apporter une assistance vitale et des soins de santé basés uniquement sur les besoins des populations affectées.

Les personnels humanitaires et de santé locaux sont les plus exposés et les moins protégés

90 % des personnels humanitaires et de santé victimes d’attaques sont des acteurs locaux. Ils sont en première ligne, là où les besoins sont les plus importants, et délivrent une assistance et des soins de santé dans des zones souvent inaccessibles pour les acteurs internationaux. Ils sont les plus exposés aux risques de violence, mais sont souvent laissés avec peu de ressources. Les bailleurs de fonds et les partenaires internationaux doivent les soutenir et s’assurer de partager les ressources pour leur permettre d’assurer leur propre sécurité.

Face à ces risques, des financements insuffisants pour assurer la sécurité

Afin d'assurer la sécurité de leurs personnels, les organisations humanitaires doivent mettre en place des stratégies pour prévenir et répondre aux risques qui pèsent sur eux. Elles doivent pouvoir s’équiper de matériel, former leur personnel et avoir des collaborateurs dédiées à la gestion de la sécurité, assurer des évacuations des zones à risques, apporter un soutien psychologique, financier ou légal aux personnels victimes d’attaques et à leurs familles. Pourtant, les ONG rencontrent des difficultés à faire financer ces coûts et se voient parfois empêchées d'assurer le plus haut niveau de protection de sécurité pour leurs personnels.

Publié le : 19 août 2023
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