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Unisha, une jeune fille épanouie grâce à sa prothèse

Inclusion Réadaptation
Népal

Unisha, 13 ans, vit à Biratnagar au Népal. À sa naissance, sa jambe droite n’était pas complètement développée. Grâce à l’accompagnement des partenaires de Handicap International, elle est autonome depuis l’âge de 4 ans.

Unisha dans la cour de l'école en train de jouer avec ses camarades, dont beaucoup ignoraient qu'elle portait une prothèse

Unisha joue avec ses camarades dans la cour de l'école | © A. Thapa / HI

Unisha vit avec ses parents et sa grand-mère dans une maison entourée de rizières, dans la région du Terai, les plaines du Sud du Népal. Elle est enfant unique et est née avec une seule jambe complètement développée à cause d’une maladie congénitale appelée l’agénésie. La famille d’Unisha nous raconte son parcours, ses peurs et ses espoirs pour le futur.

Sa vie et son handicap

Jusqu’à ses 4 ans, les parents d’Unisha étaient inquiets pour son avenir. Ils craignaient qu’elle ne soit jamais autonome, qu’elle ne puisse pas aller à l’école, avoir de vie sociale, et qu’elle souffre des stigmatisations de son entourage. Cela impliquait également que l’un des deux parents devait rester à la maison avec elle et ne pouvait plus travailler. Les défis et les inquiétudes pour cette famille étaient de taille. Mais les parents d’Unisha n’ont pas baissé les bras.

Unisha, jeune fille de 13 ans au Népal, a reçu une prothèse et des soins de réadaptation. © A. Thapa / HI

© A. Thapa / HI

Un jour, ils ont entendu parler du centre de réadaptation soutenu par Handicap International. Unisha avait alors 4 ans. Un nouvel avenir se dessinait pour leur fille.

« Les gens me blâmaient d’avoir donné naissance à une enfant avec une seule jambe entière. Seul mon mari est toujours resté de mon côté. Jamais je ne me suis laissée abattre et je me suis promise de permettre à ma fille de marcher, quoi qu’il m’en coûte. Heureusement que nous avons rencontré Ambika, l’orthoprothésiste de Handicap International. Elle a été un soutien crucial pour nous et tout particulièrement pour moi. Ça aurait été une existence morne pour ma fille si nous n’avions pas rencontré Ambika. »

Anita, la mère d’Unisha

L’espoir d’un avenir plus lumineux

C’est lorsqu’Unisha a 4 ans que, grâce à des équipes locales de sensibilisation, ses parents entendent parler du centre de réadaptation soutenu par Handicap International à Biratnagar. Il se trouve dans leur ville, à seulement quelques kilomètres de leur maison.

Une porte s’ouvre à eux et ils saisissent l’opportunité. Ils se rendent avec Unisha dans le centre, où ils rencontrent les équipes d’orthoprothésistes et de kinésithérapeutes. Ils découvrent ce que ce centre pourra offrir à Unisha : une prothèse renouvelée tous les deux ans (ou plus si besoin), un accompagnement sur le long terme ainsi que des séances mensuelles de kinésithérapie. Autrement dit, l’espoir d’un avenir plus lumineux et plus indépendant pour leur fille.

Quelques mois après la première rencontre, Unisha reçoit sa prothèse. Depuis, tous les trois mois, elle se rend au centre. Ambika, l’orthoprothésiste qui la suit depuis ses débuts, ajuste sa prothèse en fonction de sa croissance et lui montre de nouveaux exercices à faire quotidiennement pour améliorer sa condition physique. Sa prothèse est changée tous les deux ans.

Unisha, 13 ans, au Népal avec ses parents © A. Thapa / HI

Unisha avec ses parents © A. Thapa / HI

« Je connais Unisha depuis qu’elle est petite. Dans un premier temps elle était réticente à avoir une prothèse. Ça fait mal au début, il faut s’y habituer. Et petit à petit, au bout de six mois, elle l’a acceptée. Ensuite, elle ne s’en séparait plus et ne voulait même pas l’enlever pour dormir. »

Ambika, orthoprothésiste

« Les soins de réadaptation fournis par Handicap International ont permis à ma fille d’être traitée par les autres enfants comme l’une des leurs, étant donné qu’elle pouvait désormais marcher et communiquer comme tout le monde », confie Anita, la mère d'Unisha.

Le centre de réadaptation de Biratnagar a une approche holistique du patient. Son action tend à couvrir la totalité de ses besoins :

  • La prise de contact grâce aux équipes mobiles de sensibilisation
  • L’évaluation approfondie pour identifier les besoins en réadaptation et les séances de kinésithérapie nécessaires
  • La prise de mesures du ou des moignons
  • La création de la prothèse avec des matériaux locaux
  • La formation des bénéficiaires pour qu'ils prennent confiance dans l'utilisation de la prothèse dans leur propre environnement
  • Les ajustements tous les trois mois
  • Le renouvellement tous les deux ans ou plus si besoin
  • Les séances de kinésithérapie

Une enfance comme les autres

Dès qu’Unisha a reçu sa prothèse, elle a commencé à aller à l’école. Elle fréquente aujourd’hui une école privée à quatre kilomètres de sa maison, où tous les cours sont en anglais. Chaque jour, le bus scolaire vient la chercher à 9h et la ramène à 16h30.

Unisha est très bien intégrée. Depuis le premier jour, elle veut tout faire comme ses camarades. Nombreux sont ceux qui ne savent même pas qu’Unisha a une prothèse avant de l’apprendre.

Unisha, 13 ans, complètement intégrée dans son école, participe à la classe © A. Thapa / HI

Unisha en classe © A. Thapa / HI

« Elle met un point d’honneur à tout faire comme les autres et n’accepte aucun traitement de faveur », confie Priti sa professeure d’études sociales, dont elle est très proche. « Cela faisait quelques mois que je travaillais ici quand Unisha m’a prise à part pour me montrer sa jambe et me raconter son parcours. J’étais très émue. Je n’avais rien remarqué avant cela. J’étais touchée par la confiance qu’elle me témoignait et admirative de sa force de caractère et de sa joie de vivre. Unisha n’est pas une enfant comme les autres : elle a quelque chose de plus. »

Plus tard, Unisha aimerait travailler dans le secteur social pour pouvoir aider les autres à son tour. Son parcours lui a inspiré cette ouverture et ce désir de se rendre utile. Ses professeurs n’ont pas de doutes quant à son futur. Si elle continue comme ça, elle aura l’avenir qu’elle désire.

Unisha a prouvé qu’un accompagnement adapté peut ouvrir de grandes portes, pour elle la porte d’un avenir digne et autonome. Chaque être humain devrait y avoir accès. Pourtant, nombreux sont les Népalais pour qui ce n’est pas le cas. Handicap International travaille chaque jour pour étendre sa présence au Népal et son impact à travers ses nombreux partenaires locaux et ses cinq centres de réadaptations dans différentes régions du pays.

Publié le : 20 décembre 2022
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