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Séismes aux Philippines : 37 000 familles affectées, HI prête à intervenir

Urgence
Philippines

Handicap International a évalué les besoins des victimes des séismes qui ont frappé les Philippines entre le 16 et le 31 octobre dernier.

Handicap International a évalué les besoins des Philippins touchés par les séismes survenus entre le 16 et le 31 octobre 2019.

© HI

Plusieurs séismes ont eu lieu entre le 16 et le 31 octobre aux Philippines à Tulunan, dans le Nord de la province Cotabato. Ils ont provoqué la mort de 21 personnes, blessé plus de 400 autres et ont engendré de nombreux dégâts dans les écoles, maisons et centres de santé. Près de 231 000 personnes seraient affectées, et parmi elles, 36 000 personnes évacuées dans 32 centres. Plus de 1 000 écoles seraient endommagées, ce qui toucherait plus de 3 millions d’élèves.

Répondre aux besoins de base

Handicap International a mené une évaluation des besoins des victimes début novembre, en se concentrant sur les besoins des plus vulnérables. Reiza Dejito, directrice de Handicap International aux Philippines, témoigne :

« De nombreuses personnes handicapées n’ont pas accès aux sites de distribution (de nourriture par exemple), qui sont parfois éloignés. De plus, il y a souvent une longue file pour y accéder, ce qui rend l’accès très compliqué pour les personnes handicapées. Au-delà du manque d’accès à de la nourriture, les personnes affectées n’ont pas ou peu d’argent, et s’ils en ont, n’ont de toutes façons pas d’ustensile de cuisine. L’accès à l’eau potable est aussi un vrai problème. En outre, de nombreuses maisons ont été détruites ou endommagées, les habitants doivent donc dormir dans des centres d’évacuation, sous tente ou dans un abri temporaire qu’ils ont confectionné. La journée, il fait très chaud et la nuit, il pleut. Ils ont besoin de couvertures, de bâches, de moustiquaires, etc. Le fait que de nombreuses personnes vivent dehors entraîne aussi un problème de manque d’intimité : par exemple, une mère nous racontait qu’elle devait changer son fils handicapé dehors, devant tout le monde. Cela engendre des problèmes liés à la protection des plus vulnérables. »

Pour Handicap International, la priorité est de pouvoir répondre aux besoins de base des personnes affectées – accès à l’eau potable, à un abri, aux sanitaires, etc. – et par la suite, de permettre aux personnes blessées et traumatisées de bénéficier de soins de réadaptation et d’un soutien psychologique.

Publié le : 5 novembre 2019
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