Myanmar : un an après le séisme, Paing Thu Zaw est plus autonome
Fin mars 2025, un violent séisme frappait la ville de Mandalay en Birmanie, bouleversant la vie de Paing Thu Zaw et celle de sa famille. Grâce au soutien de Handicap International, ils retrouvent peu à peu espoir et autonomie.
Paing Thu Zaw effectue des exercices de réadaptation avec l’aide de sa mère. | © HI
Le 28 mars 2025, un puissant tremblement de terre a touché la région de Mandalay, au Myanmar (Birmanie). De nombreuses habitations ont été endommagées et des familles entières ont perdu leurs moyens de subsistance. Dans ce contexte déjà fragile, les personnes handicapées et leurs proches aidants sont particulièrement exposés. L’accès aux soins, à la mobilité et au soutien psychosocial sont devenus encore plus difficile après la catastrophe.
Une vie marquée par la dépendance
Paing Thu Zaw, 22 ans, vit avec ses parents dans la commune d’Amarapura, à Mandalay dans des conditions modestes. Né avec un handicap provoquant une faiblesse musculaire et un léger handicap visuel, il ne peut ni marcher ni accomplir les gestes simples du quotidien sans aide. Pendant la majeure partie de sa vie, il a été entièrement dépendant de Daw Cho, sa mère, pour se déplacer.
Son père, lui, travaillait dans un centre de vente en gros de fruits qui lui permettait de subvenir aux besoins de la famille. N’ayant pas à l’époque de fauteuil roulant, ses parents devaient le porter chaque fois qu’il devait sortir. Au fil des années, Paing Thu Zaw a grandi et cette tâche devenait de plus en plus difficile pour ses parents.
Le séisme, un nouveau choc pour la famille
Le séisme du 28 mars 2025 a aggravé leur situation. Les secousses ont détruit les murs de la maison familiale. Paing Thu Zaw et sa mère, présents au moment des faits ont été tous les deux blessés. Incapable de le porter, sa mère a tout fait pour le mettre en sécurité en le trainant hors de la maison qui risquait de s’écrouler.
Son mari étant au travail à ce moment-là et n’ayant personne pour l’aider, elle n’a pas pu l’emmener à l’hôpital. Elle a alors acheté alors des médicaments et a soigné elle-même leurs blessures.
Le séisme a aussi détruit le lieu de travail du père. Il a perdu son emploi et la famille s’est ainsi retrouvé sans ressources.
Le soutien de HI
Quelques mois après la catastrophe, les équipes de Handicap International se sont rendues dans leur communauté pour identifier les personnes handicapées et leur proposer un soutien adapté.
Après une évaluation de ses besoins, Paing Thu Zaw a bénéficié de séances de réadaptation afin d’améliorer sa force musculaire et sa mobilité. Plus tard, en octobre, il a reçu un fauteuil roulant. Même s’il ne peut pas encore l’utiliser de manière autonome, l’équipement facilite considérablement ses déplacements et soulage sa mère. Handicap International lui a également fourni une balle à presser pour renforcer les muscles de ses mains et un appareil pour travailler le mouvement de ses jambes.
Grâce à ces exercices réguliers, son état s’est nettement amélioré. Après quelques mois, Paing Thu Zaw pouvait rendre visite à ses voisins en toute autonomie et passer du temps à l’extérieur, accompagné de sa mère. Cela lui redonne confiance et l’encourage à poursuivre son travail en réadaptation.
Soutenir aussi les aidants
Daw Cho, la mère de Paing Thu Zaw, a elle aussi bénéficié d’un accompagnement psychosocial afin de surmonter son propre traumatisme. Ce soutien l’a aidée à faire face au stress et aux difficultés liées à la situation de son fils et au séisme. Cela lui a permis d’aider son fils à faire ses exercices de réadaptation à la maison.
« J’étais stressée et désespérée. Depuis que Handicap International nous soutient, l’état de mon fils s’est amélioré et les gens nous regardent différemment. Les séances de soutien psychosocial m’apaisent vraiment. »
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