TÉMOIGNAGES
de celles et ceux qui préparent l'avenir avec Handicap International
Choisir de transmettre une partie de son patrimoine à une association est une décision importante et profondément personnelle.
Certaines personnes ont souhaité témoigner des réflexions, des valeurs et des expériences qui les ont conduites à soutenir Handicap International. À travers leurs récits, découvrez les parcours de celles et ceux qui ont déjà fait le choix d'une transmission solidaire.
Françoise
Pourquoi léguer à Handicap International ? Parce que c’est une structure avec des comptes qui me semblent clairs, sains, et surtout parce qu’elle porte des actions fortes et engagées qui me plaisent : Ils déminent, ce qui est un acte que je trouve fantastique de générosité et d’engagement, face à un crime odieux. Ils fournissent des prothèses aux gens qui ne peuvent plus marcher et leur réapprennent à le faire en les rééduquant. C’est très noble de leur part. Handicap International correspond à la vision que j’ai de l’homme qui se tient debout, au sens large.
Michelle
Je connais Handicap International depuis longtemps et j’ai commencé à donner un peu d’argent chaque mois au début des années 1990. J’étais à la même époque enseignante spécialisée pour enfants en situation de handicap dans un collège du Val-de-Marne, puis directrice d’une section adaptée avant de prendre ma retraite. J’ai été heureuse d’exercer ce métier, je me suis donnée à fond. Je connaissais bien le handicap, Je n’ai pas eu d’enfant (j’en ai côtoyé tellement que je n’ai pas pris le temps d’en faire !) alors c’est tout naturellement que j’ai pensé à Handicap International pour effectuer aussi un legs. J’ai lu que l’association était bien notée du point de vue de l’utilisation des dons et qu’elle réduisait au maximum les frais généraux pour utiliser l’argent sur le terrain. Je voulais aider les personnes en situation de handicap, et notamment les enfants, les plus en difficulté dans le monde. Toutes ces victimes innocentes de la rage des hommes, c’est insoutenable. J’ai 86 ans et sachant que j’allais être hospitalisée, je me suis dit que c’était le bon moment pour préparer tout cela.
Annick
Cette association apporte de l’espoir à ceux qui n’en ont plus. Je n’ai pas de famille depuis le décès de mon compagnon et celui de ma mère, c’est pour moi naturel d’aider une association dont la cause me touche. En particulier le handicap provoqué par la guerre, qui rend plus difficile l’avenir de ces enfants. Ce que je fais en tant que donatrice ne représente qu’une goutte d’eau dans la mer. Mais ces gens qui souffrent ont besoin de savoir qu’il y a quelqu’un qui prend soin d’eux. C’est important.
Françoise
J’ai précisé à mon notaire que le plus important était l’argent reversé à l’association. Je suis seule et ne touche qu’une toute petite retraite. En léguant à Handicap International, je sais que mon argent servira à quelque chose. On voit des histoires d’enfants qui étaient malheureux et qui, aujourd’hui, vont à l’école. Les guerres, la misère continueront, mais quelque chose de positif restera après ma mort. Ça vaut le coup, vous ne croyez pas ?
-> Tout savoir sur le legs à titre universel, comme Françoise
Pierre
J’ai pris conscience de la chance que j’ai de vivre dans un pays en paix où les soins sont accessibles. Touché par la misère, sensibilisé par le handicap de naissance de son père et de sa tante, je donne régulièrement à Handicap International depuis des années. Je sais qu’une contribution, même modeste, est bénéfique. En accord avec ma compagne, j'ai rédigé mon testament pour faire un legs universel avec Handicap International comme principal bénéficiaire. Cela me libère de tout souci et me rend beaucoup plus serein. Je fais confiance à Handicap International pour être efficace et honnête.
Arnaud
Je lui avais promis d’utiliser correctement l’argent qu’elle me laissait. En léguant à des associations, je rends aussi hommage à mon père Hurano, mort dans un accident de la route il y a vingt ans. M’engager pour des causes justes est en phase avec mes valeurs. On ne sait jamais de quoi demain sera fait. Je suis désormais plus tranquille de savoir cet argent placé ainsi, au service de ceux qui en ont le plus besoin.
-> Tout savoir sur la transmission d’assurance-vie, comme Arnaud
Christiane
Conserver pour moi seule la totalité de ce que mes parents avaient acquis au fil des ans grâce à leur travail s’apparentait à du vol. Partager avec les plus démunis, exclus, blessés par la vie, m’a toujours paru naturel. L’occasion m’en fut donnée lorsque j’ai trouvé, après le décès de mes parents, de l’or dans une cachette, bien à l’abri dans la maison familiale. Or, l’action de l'association m’a bouleversée, notamment tout le travail mené pour appareiller les enfants, les rééduquer, les réinsérer dans la société et dans le monde du travail. Je sais que Handicap International travaille dans un esprit respectueux, notamment en impliquant les entreprises locales. Ce ne sont pas des actions parachutées de l’Occident riche vers les pays pauvres... Pour moi, c’est primordial.
À découvrir en vidéo, le vibrant témoignage d'Anne-Marie, testatrice de Handicap International :
Chaque transmission raconte une histoire différente
Legs, assurance-vie, testament… derrière chaque démarche se trouvent des convictions, des parcours de vie et une volonté commune : continuer à agir aux côtés des personnes les plus vulnérables.
« Des échanges sereins »
Pierre
Au décès de notre amie Jeannine en janvier 2023, Handicap International est devenu légataire universel de son patrimoine selon ses volontés. J’ai toujours connu Jeannine, qui était originaire du même village que moi, Trélins (Loire). J’étais le premier bébé qu’elle voyait quand elle avait 13 ans. Elle est restée attachée à notre village perché sur les coteaux du Forez, et elle y revenait chaque année. Sa maman et elle nous invitaient à passer quelques jours à Lyon avec mes frères et sœurs.
Elles ont toujours été très généreuses, elles nous gâtaient. Jeannine était aussi très engagée auprès d’associations caritatives et était investie dans une association pour la Centrafrique. Au décès de sa plus proche parente, Jeannine a manifesté le désir de léguer une partie de son patrimoine à Handicap International et que nous héritions de meubles, livres et de tableaux…
pour qu’ils demeurent dans notre village de Trélins. Les testaments n’étant pas très clairs à nos yeux car nous étions également légataires conjoints, nous avons apprécié nos échanges très sereins et très francs avec le notaire et Hélène Freyre, représentante de Handicap International, ainsi que la liberté qu’ils nous ont laissée pour notre décision finale.
Jeannine avait précisé que des legs particuliers de sommes d’argent devaient être versés au profit de plusieurs associations, à l’un de nos petits-enfants, et que nous devions avec nos deux filles hériter des meubles. Ces legs particuliers ont été délivrés en novembre et Handicap International s’apprête à vendre le bien immobilier, l’appartement de Jeannine à Caluire (Rhône) »
Suzanne M., ancienne enseignante aujourd’hui retraitée, a choisi de soutenir Handicap International à travers un legs, sensible à la cause des personnes en situation de handicap.
J’ai fait ma carrière dans l’enseignement à de nombreux postes en Bretagne, en primaire, en secondaire, auprès d’enfants malades. J’ai eu une vie assez mouvementée mais très riche. Je suis aujourd’hui invalide car je suis atteinte d’une maladie génétique dégénérative. Je n’ai plus l’usage de mes jambes, mais j’ai toute ma tête (rires).
J’ai commencé à donner à Handicap International il y a plusieurs années après avoir entendu parler de ses actions à la télévision, à la radio et dans les journaux. J’ai toujours été proche des gens en situation de handicap. Et un jour, j’ai été marquée…
par la photo d’un garçon syrien avec une prothèse et des béquilles qui avait un regard d’une grande intensité. Cette image m’est restée. Moi j’ai eu la chance d’habiter en France et d’y être bien soignée. Nous avons la chance, dans notre pays, d’avoir une sécurité sociale et de nombreuses aides. Mais ailleurs, d’autres n’ont pas cette chance et nous devons être attentifs à ce qui se passe à l’étranger. D’où mon intérêt pour Handicap International.
Je ne fais pas des dons tous les mois, plutôt quand je peux. Arrivée à un certain âge, et n’ayant pas d’enfant, je me suis orientée vers un legs à une association et j’ai choisi Handicap International. J’ai téléphoné à l’association et j’ai été rappelée pour que l’on m’explique les démarches.
Tout est désormais réglé, j’ai fait un testament holographe déposé chez un notaire au bénéfice de Handicap International. Je souhaite que l’argent qu’il restera à ma mort serve à des personnes handicapées, comme ce petit garçon qui m’a tant marquée. Si avec mes trois sous, je peux aider une jeune fille ou un jeune homme, des personnes plus âgées, à aller mieux, j’en serais heureuse.
Michel P. , 63 ans, retraité de la sécurité industrielle, consacre une bonne partie de son temps libre au service des autres.
« Dès l’âge de 20 ans, je me suis engagé, raconte-t-il. J’ai créé un collectif d’accueil d’une famille de boat people cambodgiens dans mon petit village. Il y avait un véritable accueil. Aujourd’hui, c’est plus difficile mais je continue à soutenir collectivement les réfugiés sans abri, après avoir œuvré longtemps pour les familles roms. »
« Les convictions ne suffisent pas, poursuit-il, il faut les transformer en actes. Pendant seize ans, j’ai aidé des personnes handicapées dans leur quotidien pour qu’elles soient plus autonomes. C’est pour cela aussi que j’ai très tôt soutenu Handicap International. » Michel a connu l’association…
il y a une trentaine d’années, à travers un article sur les horreurs des mines et les mutilations qu’elles provoquent. Depuis, il donne régulièrement à l’association. « Je suis sensible à ses actions dans l’urgence, mais surtout au fait qu’elle forme sur place des démineurs et des prothésistes. »
Michel s’est même engagé à organiser une Pyramide de chaussures avec Handicap International. Une première à Saint-Etienne ! Enfin, il a décidé de faire un legs. « Sans que cela coûte à ma famille et surtout pour aider ceux qui en ont le plus besoin. L’important est de partir heureux et fier de ce que l’on a accompli, pas de garder son argent. »
«J’espère que mon témoignage pourra inspirer des initiatives similaires.»
Nicole-Adeline
Je me suis toujours informée de l’actualité dans le monde. Sans doute par empathie mais aussi par engagement, je soutiens deux associations internationales, dont Handicap International, auprès de qui je suis donatrice depuis 25 ans.
Je suis très sensible à ces vies brisées, celles d’enfants innocents, amputés, en souffrance, victimes de la barbarie et de la guerre. C’est pourquoi j’ai choisi de soutenir cette association : parce qu’elle répare ces vies, pour qu’elles redeviennent aussi normales que possible à leur jeune âge et ne souffrent pas d’exclusion. Grâce à Handicap International, les enfants, innocentes victimes, reçoivent une prothèse, peuvent retourner à l’école et recevoir une éducation.
J’ai récemment été opérée et j’ai bénéficié d’une prothèse de hanche. J’ai marché quelque temps avec des béquilles à la suite de l’opération et j’ai alors pris conscience de la place prépondérante de la mobilité et de l’autonomie dans l’épanouissement personnel. J’ai alors pris une décision personnelle importante, celle d’inscrire Handicap International comme bénéficiaire d’une assurance-vie. C’est une façon pour moi, par une très modeste participation…
de contribuer à la réparation des injustices, encore si présentes dans notre monde actuel. La démarche a été simple : je me suis documentée grâce à la brochure legs et assurance-vie disponible. Je n’ai pas eu à consulter ma banque. J’ai ensuite informé Handicap International de ce choix, réfléchi, volontaire, assumé et en résonance avec ma solidarité et mon engagement pour une cause à laquelle je suis attachée. J’espère que mon témoignage pourra inspirer des initiatives similaires.
Jean-Pierre B.
La valeur qui m’est la plus chère a toujours été la justice. La Déclaration des droits de l’homme, affirme noir sur blanc que tous les hommes naissent libres et égaux en droit, alors pourquoi ne sont-ils toujours pas traités de la même manière ?
Du plus loin que je me souvienne, cela m’a toujours révolté, mais à mon avis, être révolté ne suffit pas, il faut essayer de faire quelque chose. C’est ce que j’ai fait toute ma vie durant, en m'engageant du mieux que j’ai pu.
Dans cette optique, j’ai décidé d’inclure trois associations, dont Handicap International dans mon testament. Pourquoi trois ? Parce que les besoins sont immenses et touchent beaucoup de domaines. Certains diront que cela est insignifiant, une simple goutte d’eau dans l’océan…
Moi je vois les choses différemment : je pense que si nous faisons chacun, à notre échelle, notre possible pour multiplier ces gouttes, nous pouvons initier une vague de changement.
Jean G.
Avec mon épouse, décédée il y a cinq ans maintenant, nous avons toujours été liés par la notion de solidarité. Nous avons donc décidé de léguer notre patrimoine à une association chacun.
J’ai sélectionné Handicap International. Handicap International parce que j’ai été sensible à leurs actions dans les pays défavorisés et sous-développés, notamment au Vietnam et au Laos. J’ai lu des livres sur leurs actions en Afrique, là où il y a peu de fauteuils roulants et où Handicap International réalise beaucoup de prothèses pour aider les gens à marcher. Ils œuvrent pour une cause juste.
Ce legs de mon vivant est consigné chez un notaire. Il honore la promesse faite à ma femme avant qu’elle ne parte. J’ai toute confiance en eux.
Si mon geste peut aider à équiper une personne ou à suivre un jeune tout au long de sa scolarité, afin qu’il progresse et grandisse le plus sereinement possible, alors c’est tant mieux.
Danielle G.
J’ai été à l’origine séduite par le côté Mc Gyver de Handicap International dont les techniciens au Cambodge avec peu de moyens, beaucoup d’astuces et d’empathie, redonnaient leur autonomie à des victimes de guerre.
Depuis je suis resté fidèle donatrice, le gout des humains pour la guerre ne s’étant pas éteint et l’état du monde ne s’étant pas amélioré. Je n’ai jamais douté du bien-fondé des actions de Handicap International, ses journaux expliquant ses actions en transparence.
Je suis honteuse de voir mon pays participer, par la vente d’armes à des nations peu recommandables, aux massacres et à la mutilation des populations civiles.
Au moment de rédiger mon testament je suis heureuse de faire un legs à cette ONG compensant ainsi modestement à mon échelle de citoyenne républicaine, l’aveuglement des gouvernements français sans éthique.
Annie L., infirmière, a fait une grande partie de sa carrière dans l’humanitaire. À la retraite, elle est toujours engagée !
« J’ai toujours été dans l’humanitaire. C’est sans doute lié à l’histoire de ma famille, originaire du Nord, qui a fui l’armée allemande pour se réfugier en Bretagne. Je suis née en 1940 et mes parents sont morts pendant la guerre. C’était inscrit en moi d’aider les gens en détresse, les malades ».
Diplôme d’infirmière en poche, Annie passe dix ans au Congo dans un dispensaire, au cœur de la forêt équatoriale. Elle s’occupera ensuite d’un dispensaire musulman au Sénégal, puis rejoindra la Thaïlande en 1980, dans un camp de réfugiés Khmers. « C’est là que deux médecins de Handicap International sont venus nous présenter leur projet. On a tous été conquis ». Ensuite, Annie rejoint les « Enfants du Mékong », pour s’occuper des boat people vietnamiens.
« J’ai redécouvert Handicap International au moment de la guerre au Kosovo. Depuis, je fais des dons régulièrement, à la mesure de mes moyens ». Aujourd’hui, âgée de 77ans et sans enfants, elle a décidé de léguer ses biens à Handicap International. « J’apprécie sa diversité d’action, au plus près des besoins. L’association mène une action universelle et très pointue. Pour moi, le legs est une façon de continuer à aider les autres après ma mort. »
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