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Les petits civils

Mannequins enduits de résine teintée
France, 2021

Scénographie conçue par des étudiants de l’école Sup de Pub de Paris sous la supervision de l’agence Strike
Thibault Belis, Hamidou Coulibaly, Maxime Decaillon, Giliane Hellstern & Dimitri Partouche

Production
Vacarme Productions

Plasticiens
Hyppolit Audouy & Christian AllamannoAncre

Wafa, 42 ans
​​​​​​​Homs en irak

Avant son accident, Wafa tenait un salon de coiffure. En juillet 2012, trois bombes se sont abattues sur sa maison. Elle a eu la jambe gauche brisée lors du bombardement. Wafa ne se déplace qu’en béquilles et souffre encore de sa blessure aujourd’hui. « Les avions ont attaqué la ville et envoyé des bombes, sans aucune pitié pour les familles et les enfants innocents qui y habitaient encore ».

« Quand je suis sortie du coma, mes brûlures et ma jambe me faisaient terriblement souffrir. Mais cette douleur n’était rien comparée à celle que j’ai ressentie lorsque j’ai appris que 4 de mes enfants avaient péri. Je n’avais pas pu les protéger ».

Début mai 2013, son mari est tué dans l’attaque d’un pont. Après cette nouvelle tragédie, Wafa, enceinte de 4 mois, et ses 3 filles traversent le désert et s’installent en Jordanie. « La guerre m’a pris des enfants, mon mari, ma santé, la guerre détruit l’humanité ». Très éprouvée, Wafa aspire à retrouver une vie paisible. Ancre

manal, 15 ans
dera'a en syrie

Manal vit en Jordanie depuis mars 2013. Quand l’accident est arrivé, elle avait 10 ans. Sa jambe gauche a été partiellement amputée (en dessous du genou), à la suite de sa blessure elle est appareillée d’une prothèse.

« Je me rappelle de tout, comment nous étions rassemblés avec mes cousins, mes oncles, mes tantes ; nous étions dans la maison de mes grands-parents. Lorsque la bombe est tombée ».

L’hôpital de campagne n’était pas équipé pour soigner Manal, sa famille a dû la transporter vers la frontière jordanienne où elle été sauvée mais a dû être amputée. Le retour à la vie a été difficile. Selon sa mère, Manal dessinait énormément quand elle était enfant, elle ne l’a plus jamais fait par la suite. « Au début, je ne pouvais pas sortir, alors même que je voulais ; depuis que j’ai ma prothèse, ça va mieux. Je ne sais pas encore de quoi l’avenir sera fait, mais j’étudie dur. Je voudrais devenir pharmacienne, parce que c’est un beau métier ».Ancre

amira
tripoli au liban

Amira a perdu son fils aîné dans un bombardement. Seule avec son fils cadet, elle a trouvé refuge au Liban, mais n’a aucun moyen de subsistance. Un coup très dur porté à sa dignité, en plus des souffrances déjà subies. « La migration forcée est humiliante, être dans le besoin est humiliant », dit-elle sobrement.

Quand la guerre a commencé, Amira vivait tranquillement avec sa famille dans une commune rurale de Syrie, où elle était enseignante. Handicap International intervient auprès des Syriens qui, comme Amira, ont fui les bombardements incessants et se déplacent de ville en ville. Épuisés, traumatisés, ils ont tous besoin de soutien psychologique, parfois de rééducation physique et souvent d’une aide matérielle d’urgence. « Nous vivons désormais dans la peur qu’un proche meure là-bas, dans un bombardement ou de maladie, parce qu’il n’y a pas de médecins ni d’hôpitaux », témoigne avec courage cette femme brisée par la guerre.

Ibrahim, 49 ans
Damas en Syrie

Ibrahim est musicien et collecteur de ferrailles. Il vit en Jordanie depuis début 2013. Sa jambe a été blessée lors d’un bombardement. Il se déplace à l’aide de béquilles. 

« J’étais indépendant, j’avais un travail, une maison et maintenant je dépends du soutien des autres c’est très dur psychologiquement ».

Sa mélancolie au souvenir de sa vie d’avant, de son insouciance de joueur d’oud, devient une colère froide lorsqu’il évoque le sort de son pays. « Je voudrais que les pays riches nous trouvent une solution pas seulement pour nous, mais pour les Libyens, les Irakiens tout autour du monde, il y a des gens qui sont sacrifiés pour rien. La solution n’est pas de nous apporter une aide, mais d’apporter la paix. Aujourd’hui, il y a encore des gens qui souffrent en Syrie ».

Ibrahim
Irbid en jordanie

Un jour en Syrie, Ibrahim a entendu des échanges de tirs, il a pu fuir mais il n’a pu échapper aux bombardements. Blessé par un éclat d’obus à la jambe, Ibrahim a été transféré en Jordanie où il s’est fait amputer. Handicap International l’a ensuite appareillé d’une prothèse. C’est en Jordanie qu’Ibrahim a rencontré son épouse et que ses 2 garçons sont nés 

« Ça m’était égal d’avoir perdu ma jambe lorsque j’étais seul. Mais mon mariage a amené de nouvelles responsabilités », confie-t-il.

En Syrie, Ibrahim était carreleur. Son handicap ne lui permet plus d'exercer sa profession. Aujourd’hui, il travaille 6 jours sur 7 dans un magasin. « Ça n’a pas été simple de trouver un emploi. Quand tu dis aux employeurs que tu es amputé d’une jambe, ils ne t’embauchent pas. Il est logique que dans notre situation actuelle l’argent soit la chose la plus importante. Personne ne peut vivre sans argent », ajoute Ibrahim.
Il y a les petites choses du quotidien qui rappellent à Ibrahim son amputation : « Quand je vois des gens courir, ça me manque et j’aimerais faire de même. J’ai essayé mais sans succès ». Sa famille l'assiste tant bien que mal, ses enfants aussi. Ce qui le peine d'avantage car il voudrait être celui sur lequel sa famille puisse se reposer et non l’inverse.

Ukraine- Vladimir Ukraine- Vladimir Ukraine- Vladimir Ukraine- Vladimir

vladimir
ukraine

Début mars, une citerne de gaz a explosé en Ukraine, faisant une victime et blessant sept autres personnes.

Vladimir était l'une des sept personnes blessées par l’explosion. La violente déflagration a gravement brûlé toutes les parties de sa peau qui étaient exposées, notamment ses mains, son visage, ses deux bras et son cou.

« On nous a d'abord emmenés à l'hôpital régional du district, mais nous n'y sommes restés que quelques heures. Puis j'ai été transféré dans un autre hôpital, dans un service de soins aigus. Les médecins ont dû transplanter de la peau de mon dos. »

Après le traitement initial de ses blessures, Vladimir a commencé à travailler avec des kinésithérapeutes de Handicap International, pour faciliter sa guérison grâce à des exercices de rééducation.

« Au cours de la première semaine après ma sortie de l'unité de soins intensifs, j'ai commencé la kinésithérapie », raconte Vladimir. « J'ai fait des étirements et des exercices avec mes doigts, car la peau doit être étirée pour qu'elle puisse à nouveau bouger. »

Lorsque Vladimir sortira de l'hôpital, il prévoit de revenir pour effectuer un suivi hebdomadaire avec les spécialistes en rééducation.

Abdullah, 12 ans Yémen Abdullah, 12 ans Yémen Abdullah, 12 ans Yémen Abdullah, 12 ans Yémen

Abdullah, 12 ans
​​​​​​​
Yémen

Gravement blessé lors d'un bombardement aérien en décembre 2019 alors qu'il jouait dehors avec des amis, Abdullah a dû être amputé.

Les équipes de Handicap International lui ont apporté un soutien psychologique et lui ont apporté des soins de réadaptation. Abdullah ne pouvant pas être appareillé tout de suite, Handicap International lui a d’abord fourni un fauteuil roulant et une paire de béquilles. Puis, il a reçu sa prothèse adaptée et a suivi des séances de rééducation pour réapprendre à marcher. 

Hala, 4 ans. Sanaa au Yémen Hala, 4 ans. Sanaa au Yémen Hala, 4 ans. Sanaa au Yémen Hala, 4 ans. Sanaa au Yémen

Hala, 4 ans
​​​​​​​
Sana'a au Yémen

Hala, 4 ans, n’a plus qu’une jambe. Elle est l’une des victimes récentes des bombardements qui dévastent son pays, le Yémen. Avec sa cousine, Erada, 8 ans, elles jouaient en bas de leur maison lorsqu’un avion a largué un obus sur leur quartier. L'équipe de Handicap International les a rencontrées dans un hôpital de Sanaa.

Hala et Erada venaient
de recevoir les soins chirurgicaux d’urgence
et d’être amputées d’une jambe pour avoir la vie sauve. Leur famille, dévastée et sans aucune ressource,
​​​​​​​a heureusement pu compter sur la solidarité des autres patients de l’hôpital pour pouvoir avoir accès aux médicaments et nourrir les deux fillettes en état de choc. 

Erada s'interrogeait sans cesse sur l’absence de sa jambe et celle de sa cousine. Quant à Hala, triste, frustrée et profondément traumatisée, elle pleurait sans arrêt. L’équipe de Handicap International s’est immédiatement mobilisée pour elles. Hala a d’abord suivi des séances de soutien psychosocial et a reçu des soins de kinésithérapie. On lui a fourni un déambulateur et des béquilles, pour l’aider à se relever. Ses proches ont également été informés sur les soins infirmiers et hygiéniques liés à l'amputation et formés pour pouvoir s'occuper d'elle au quotidien.

Tariq, 10 ans, Sana’a au Yémen Tariq, 10 ans, Sana’a au Yémen Tariq, 10 ans, Sana’a au Yémen Tariq, 10 ans, Sana’a au Yémen

Tariq, 10 ans
​​​​​​​Sana’a au Yémen

Tariq a subi une amputation de la jambe droite sous le genou après avoir reçu un obus dans la jambe causé par une attaque aérienne près d'un marché à Sana'a alors qu'il jouait avec ses amis. 

Tariq est suivi dans un centre de rééducation depuis 2 ans. Il a reçu une prothèse ainsi que des séances de soutien psychosocial et des séances de groupe. Il suit aussi des séances de rééducation.

Cette installation artistique a été réalisée
avec le soutien de la Coopération monégasque au développement et le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères de la Norvège.

Partenaires institutionnels

Mairie de Lyon

Mairie de Vénissieux

PARTENAIRES médias

RCF

Strike

Merci à François Morel pour son soutien

PARTENAIRES TECHNIQUES

AFIMI

Alpes Contrôles

AURAMA

Bioforce

DHL

Emmaüs

EVIRA

GL Mobilier

RRT

Skynight

SLTP

Stradal

Urban Act

Galeries Lafayettes

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