La politique RH à l'international

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Partir en mission de solidarité internationale présente des spécificités, des exigences et des risques qu’il convient de bien cerner et auxquels Handicap International répond par un cadre de gestion particulier.             

« Politique RH : la gestion des acteurs internationaux »

Tout professionnel désireux de partir sur nos programmes, quelle que soit sa nationalité, peut prétendre au statut de personnel expatrié, s’il remplit l’ensemble des critères suivants :

- Il postule sur un poste ouvert au statut de personnel expatrié ;

- Il a été recruté selon le processus requis pour le personnel expatrié, incluant l’appréciation par le service RH du siège des compétences professionnelles et qualités personnelles requises (notamment la capacité à s’intégrer dans un contexte culturel différent et à porter les valeurs et principes éthiques de l’association) ;

- Il travaille dans un pays de mission dont il n’a pas la nationalité.

A défaut, le candidat se voit proposer un statut de salarié national avec un contrat de droit local. Les salariés nationaux sont embauchés dans des conditions définies par chaque programme dans le respect de la législation locale du travail et des principes communs définis pour l’ensemble de l’association, permettant une cohérence et une équité de traitement des collaborateurs entre les programmes.

Pour le personnel expatrié,  l’association propose 2 types de contrats :

- Le volontariat de solidarité internationale 

- Le salariat expatrié

L’accès au salariat expatrié est subordonné à l’acquisition d’une expérience professionnelle significative, combinée avec une expérience « terrain » dans la solidarité internationale, c’est-à-dire d’un travail en ONG dans un pays en développement et dans un contexte culturel différent du sien. En effet, au-delà d’une compétence « métier » bien maîtrisée, l’expérience de l’interculturalité et de contextes plus ou moins difficiles, constituent des étapes incontournables pour  accéder à la qualification de « professionnel du développement ou de l’humanitaire ». Le volontariat reste donc le statut adapté à tout professionnel désireux de s’engager dans une démarche de solidarité internationale, qui découvre les conditions d’exercice de son métier sur le terrain.

Dans la limite de 6 années fixée par la loi, le volontariat reste également un choix personnel possible pour toute personne ayant par ailleurs accès au salariat, en lien avec une logique d’engagement désintéressé.

Trois catégories de volontariat (junior, « classique » et senior) ont par ailleurs été créées, se traduisant par une progressivité des conditions d’engagement afin de prendre en compte les différentiels d’expérience professionnelle.  

L’appréciation de l’expérience du candidat, et donc la confirmation du statut proposé, relève de la responsabilité du service RH. Le statut est proposé au regard des informations obtenues lors du recrutement sur le parcours et l’expérience professionnelle du candidat, à partir des repères suivants :

 (*) Les stages en cours d’études ne sont pas considérés comme de l’expérience professionnelle.

Il est à noter que le volontariat junior, qui vise à encourager la contribution de jeunes professionnels à nos activités, correspond à des missions d’un an. C’est en effet la durée habituellement nécessaire, pour un jeune en première mission, à son intégration effective dans une équipe en contexte culturel nouveau et souvent complexe. L’envoi de volontaires juniors pour des missions plus courtes relèvera donc de l’exception, étudiée au cas par cas par le service Ressources Humaines.

Publié le 2 Octobre 2014.