Une victoire historique
Le combat de Handicap International et des autres membres de la Campagne internationale pour interdire les mines (ICBL) est né en 1992 d'une révolte. Celle d'acteurs engagés sur le terrain, scandalisés de voir quotidiennement de nouvelles victimes de mines, toujours plus nombreuses.
Il aura fallu cinq années d'efforts acharnés des ONG et de la mobilisation des citoyens pour que les Etats acceptent de renoncer définitivement à l'utilisation, à la production, au stockage et au commerce d'une arme jusqu'alors massivement utilisée.
1992 : naissance d'une révolte
L'association, née en 1982 de la volonté de venir en aide aux Cambodgiens victimes de mines accueillis dans les camps de réfugiés en Thaïlande, intervient depuis dix ans dans des situations de crise (conflits armés, catastrophes naturelles...). Son objectif : permettre aux personnes handicapées, notamment un grand nombre de personnes amputées ou blessées, de reprendre le cours de leur existence (appareillage, réadaptation, soutien économique et social...). Face à la détresse des victimes de mines antipersonnel, et l'augmentation impressionnante de leur nombre, il apparaît très vite à nos spécialistes que réparer ne suffit plus.
En 1990, chaque mois, 200 Cambodgiens sont victimes d'un accident par mines ; il est alors estimé que toutes les 20 minutes dans le monde, une personne est blessée ou tuée par ce que les ONG appellent « l'arme des lâches ». Pour que cesse ce massacre programmé, Handicap International décide donc de s'engager dans le combat pour mettre fin à la « crise humanitaire » provoquée par ces armes, en fondant avec cinq autres ONG la Campagne internationale pour l'interdire les mines antipersonnel (ICBL).
3 décembre 1997 : adoption d'un traité international pour interdire les mines
En cinq ans, la campagne pour l'interdiction des mines antipersonnel a pris une ampleur sans précédent : 1 000 associations ont rejoint les associations fondatrices, plusieurs centaines de milliers de personnes à travers le monde ont signé l'appel contre ces armes et un grand nombre d'Etats a rallié le combat pour l'interdiction. Face à cette mobilisation et à la pression croissante de l'opinion publique, après une longue série de conférences tout au long de l'année 1997, les 122 Etats réunis à Ottawa signent le Traité international interdisant la production, le stockage, le transfert, le commerce et l'utilisation des mines antipersonnel.
Le Traité d'Ottawa vient de voir le jour, il entrera en vigueur seulement quinze mois plus tard, le 1er mars 1999.
Cofondatrice de la Campagne internationale contre les mines antipersonnel, Handicap International mène des actions en vue de sensibiliser la population aux dangers des mines antipersonnel et bombes à sous-munitions.
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Témoignage

Le combat se poursuit
La mobilisation contre les mines antipersonnel, tout comme celle contre les bombes à sous-munitions, ne doit pas s’arrêter.
En savoir plusSur le terrain

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