Les victimes
Délibérément placées à proximité des habitations et des zones rurales, les mines antipersonnel tuent et mutilent des civils innocents.
Tout le monde peut en être victime : des enfants jouant près de leur maison ou se rendant à l'école, des paysans cultivant leurs champs, des femmes allant chercher de l'eau. Dans 60% des cas, l'accident a lieu au cours d'une activité de la vie quotidienne.
Les enfants sont particulièrement touchés et représentent près d'un tiers des victimes.
Cette menace est permanente pour les populations civiles. Résultat : les zones à cultiver sont désertées, un nombre important d'infrastructures (routes, usines) est inutilisable. Beaucoup de gens en âge de travailler sont tués. Pour toutes ces raisons, le pays s'appauvrit.
Une conséquence d'autant plus grave qu'un pays sortant d'un conflit n'a pas les moyens de procéder au déminage des zones infectées, ni d'aider les victimes à s'appareiller. Ces personnes sont doublement atteintes, physiquement et psychologiquement. Elles se sentent abandonnées et inutiles et peuvent souffrir de graves dépressions. Pour elles, il est essentiel de retrouver une dignité, mais aussi une reconnaissance au sein de la société : réapprendre à se déplacer, continuer à aller à l'école, suivre l'apprentissage d'un nouveau métier. Toutes les activités qui leur permettent de gagner de l'argent les aident à s'insérer à nouveau dans la communauté : le jardinage, la couture, l'élevage des lapins ou des poules en sont quelques exemples. Mais les réinsérer signifie également les aider à avoir accès à la culture ou au sport.
Handicap International se bat pour aider les victimes de mines.
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Sur le terrain

Déminage au Sénégal
Depuis plusieurs années, des équipes de démineurs travaillent à la dépollution des zones d'habitation.
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