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Des armes sournoises et meurtrières
Mises au point à la fin du XIXe siècle, les mines terrestres (antipersonnel et anti-véhicule) ont été systématiquement utilisées dans les conflits à partir de la Seconde Guerre mondiale, notamment en raison de leur faible coût et de leur redoutable efficacité.
Enfouies dans le sol ou cachées dans la végétation, elles infligent des blessures souvent irréversibles. Elles peuvent être déclenchées par pression directe ou par rupture d'un fil piège, exploser au sol pour arracher une jambe, ou en l'air pour envoyer les fragments de métaux dans le corps... Le catalogue de ces armes relève d'une ingéniosité diabolique qui ne semble avoir aucune limite. Des années après la fin des conflits, les mines tuent et mutilent des populations civiles et empêchent tout développement économique de la zone touchée (les terres agricoles deviennent inaccessibles, l'accès à l'eau est très limité et un nombre important d'infrastructures – routes, usines...- sont inutilisables).
Ces armes violent ouvertement le droit international humanitaire1 :
- Principe de distinction : les attaques doivent être limitées aux combattants et ne doivent pas viser les non-combattants (par exemple : les civils, le personnel sanitaire et religieux, les journalistes). La majorité des victimes recensées de ces armes sont des civils.
- Principe d'interdiction des maux superflus et des souffrances inutiles : il est interdit d'utiliser des armes qui causent des dommages superflus et inutiles c'est-à-dire des dommages ou des souffrances qui ne sont pas nécessaires pour atteindre des buts strictement militaires. Près d'un tiers des victimes civiles recensées sont des enfants grièvement brûlés ou tués par un contact involontaire avec une mine.
- Principe d'humanité : l'emploi des armes qui causent au milieu naturel des dommages graves, étendus et à long terme est également prohibé. Ces armes tuent et mutilent des civils en temps de paix, parfois plus de quarante ans après la fin des conflits.
1/ Source Croix Rouge
Site Web
Cofondatrice de la Campagne internationale contre les mines antipersonnel, Handicap International mène des actions en vue de sensibiliser la population aux dangers des mines antipersonnel et bombes à sous-munitions.
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Témoignage

Le combat se poursuit
La mobilisation contre les mines antipersonnel, tout comme celle contre les bombes à sous-munitions, ne doit pas s’arrêter.
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