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L’impact humanitaire des sous-munitions
Sur la victime
Chaque jour au Liban, en Irak, au Laos, ou en Afghanistan, des civils innocents courent le risque mortel de trouver une sous-munition sur leur chemin au cours de leurs activités quotidiennes. Il est impossible de rentrer chez soi, d'aller à l'école ou de cultiver les champs quand chaque geste, chaque pas peut être mortel.
• 98% des victimes recensées sont des civils.
• Dans 60% des cas, l'accident a eu lieu au cours d'activités liées à la subsistance des populations.
• Les enfants représentent 27 % des victimes de sous-munitions non explosées. Attirés par leurs couleurs vives, ils les confondent parfois avec des rations alimentaires ou des jouets.
On estime qu'entre 58 000 et 85 000 personnes dans le monde ont été victime d'une sous-munition1.
Les sous-munitions infligent des blessures qui entraînent des conséquences physiques, psychologiques et sociales gravissimes :
- Ces armes sont mortelles dans la moitié des cas.
- Elles peuvent également entraîner l'amputation du ou des membres touchés, mais aussi endommager les mains, les bras, l'appareil génital, le visage, les yeux et les oreilles. De plus, il existe des risques élevés d'infection liés à la terre et aux bactéries que ces armes introduisent dans le corps en explosant.
- La mutilation entraîne une limitation des capacités physiques qui empêche la personne de jouer un rôle social au sein de la société.
- La représentation dévalorisée de la personne handicapée conduit à l'exclusion.
Sur les systèmes socio-économiques
La présence des mines et sous-munitions non explosées limite la production et le développement rural (réduction de la surface agricole utile).
Elle constitue un obstacle à l'accès aux ressources naturelles, aux matières premières et au développement d'infrastructures (routes, écoles, hôpitaux...).
1/ Cluster Munition Report, novembre 2010
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Temoignage

Phet Latxabout, Ban Advocate, victime d’une sous-munition
"C’était en octobre 1966. Je marchais avec trois amis vers l’endroit où les soldats campaient, mon pied a tapé une sous-munition non explosée..."
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