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Conférence internationale sur les bombes à sous-munitions

16 Septembre 2011.

Handicap International salue l’adoption de la Déclaration de Beyrouth

Champ de mines 887
© J. bobin / Handicap International Luxembourg

Beyrouth, le 16 septembre 2011. La seconde Conférence des Etats parties à la Convention sur les armes à sous-munitions (le Traité d'Oslo) s'achève aujourd'hui par l'adoption à l'unanimité de la Déclaration de Beyrouth. Handicap International a bon espoir de voir les Etats s'engager pour que les populations qui vivent sous la menace de ces armes retrouvent enfin une vie normale. La présence d'Etats producteurs et utilisateurs comme la Chine et la Russie montre le crédit qu'ils accordent à cette Convention. L'association appelle tous les pays à rejoindre la Convention, afin que l`utilisation de ces armes, comme récemment par la Libye, ne puisse plus jamais avoir lieu.

L'assistance aux victimes au cœur des débats


Plus de 120 Etats ont participé à la Conférence de Beyrouth du 12 au 16 septembre. Les Etats parties ont adopté aujourd'hui à l'unanimité la Déclaration de Beyrouth qui précise leurs obligations pour les quatre années à venir. Handicap International salue les avancées significatives dans le combat contre les BASM. « Aujourd'hui, l'assistance aux victimes a été confirmée comme l'une des priorités majeures de la Convention contre les sous-munitions », déclare Aynalem Zenebe, survivante éthiopienne d'un accident de sous-munition , « Les Etats prennent conscience de la barbarie de ces armes. Les milliers de victimes - hommes, femmes, enfants - qui ont été injustement blessées peuvent enfin devenir les premières bénéficiaires de ce Traité ».
Durant la Conférence, les Etats ont du préciser les mécanismes de collecte de données existants sur les victimes de ces armes, ainsi que les moyens financiers et techniques déployés pour assurer leur réinsertion. « C'est une avancée dans le combat contre les bombes à sous-munitions, annonce Paul Vermeulen, responsable du plaidoyer et de l'action politique à Handicap International. «  Les gouvernements doivent s'engager dans le recensement des victimes et chaque Etat partie a l'obligation d'apporter les réponses adéquates a leurs besoins. »

L'implication grandissante des Etats


D'autres avancées illustrent l'engagement des Etats parties au Traité d'Oslo :
- 12 Etats ont annoncé la destruction de stocks de 600 000 bombes à sous-munitions, soit plus de 25 millions de sous-munitions.
- 17 Etats sont devenus Etats parties depuis la première Conférence à Vientiane en novembre 2010 dont l'Afghanistan, l'un des pays les plus pollués par ces armes.
- plus de 16 millions de m² ont été déminés à ce jour. Par ailleurs, de nouvelles méthodes d'identification plus précise des zones polluées permettront une meilleure utilisation des ressources.
De plus, des Etats non parties comme la Chine, la Russie, l'Iran et la Corée du Nord, sont venus en observateurs à la conférence de Beyrouth. Leur présence prouve que le Traité d'Oslo est de plus en plus considéré comme la norme internationale concernant les bombes à sous-munitions, et que ses objectifs humanitaires sont reconnus y compris par ceux qui n'y ont pas adhéré. La stigmatisation de ces armes est telle que même les Etats non parties à la Convention doivent justifier leur position lors de ces conférences. Une avancée intéressante mais qui ne doit toutefois pas, selon Handicap International, faire oublier que l'adhésion au Traité d'Oslo est le seul moyen efficace d'éradiquer le fléau des sous-munitions et de garantir toute l'assistance dont les victimes ont besoin.
 
La mobilisation doit continuer, y compris en Libye


L'engagement des citoyens et des Etats ne doit pas faiblir. Si les victimes ont été au cœur des négociations, les sous-munitions polluent toujours 31 Etats et territoires dans le monde. Des centaines de milliers de personnes vivent au quotidien sous la menace de ces armes et sont autant de nouvelles victimes potentielles.
Un sujet malheureusement d'actualité, puisqu'en Libye notamment, suite à l'utilisation de sous-munitions en avril dernier, Handicap International a du déployer en urgence une mission d'éducation aux risques des restes explosifs de guerre. L'association sensibilise ainsi les populations menacées dans l'est du pays, en s'adressant particulièrement aux enfants, premières victimes de ces armes. A ce jour, elle est déjà intervenue auprès de dizaines de milliers de personnes. Handicap International vient en outre de dépêcher cette semaine un expert en déminage pour évaluer les besoins dans les zones de combat. 

Consultez toute les actualités sur notre projet et notre mission humanitaire de lutte contre les mines antipersonnel et les BASM. Engagez-vous aux côtés de Handicap International pour la lutte contre les mines antipersonnel, les bombes à sous-munitions et les autres engins de guerre non explosés.

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