Les bombes à sous-munitions, bien qu'utilisées depuis près de 50 ans ont tristement été remises sur le devant de la scène lors des derniers conflits armés, notamment au Liban, au Kosovo et en Afghanistan.
Ces armes tuent ou mutilent un civil toutes les 30 minutes. A l'instar des mines antipersonnel, les BASM constituent un danger latent, parfois plusieurs années après la fin d'un conflit.
En effet, les sous-munitions qui devraient exploser à l'impact, ne fonctionnent pas dans 5 % à 40 % des cas. Elles restent alors sur le sol, dans les vergers, dans les champs, et constituent une menace pour les populations civiles.
Handicap International a engagé depuis 2003 une campagne contre ces armes qui sont une menace, propre à provoquer une catastrophe humanitaire compte tenu du fait que plus de 70 pays en stockent en grand nombre. La France fait malheureusement partie des mauvais élèves.
Depuis février 2007 a été lancé le processus diplomatique d'Oslo qui doit aboutir d'ici la fin de l'année 2008 à la signature d'un traité d'interdiction des bombes à sous munitions.
Les sous-munitions non-explosées peuvent causer les mêmes ravages que les mines antipersonnel. Mais si les mines sont désormais interdites par un traité international, les BASM sont encore aujourd'hui considérées comme légales alors qu'elles violent les règles du droit international humanitaire puisqu'elles peuvent, par nature, toucher indistinctement des militaires ou des civils.
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