Samedi 23 septembre 1995
1ère Pyramide de chaussures « Une mine, une victime, une chaussure pour dire NON »
4 villes : Lyon, Marseille, Paris, Strasbourg.
1ère Pyramide de protestation organisée à la veille de l'ouverture, le 25 septembre à Vienne, puis à Genève, de la conférence de révision du Protocole II de la Convention de 1980 régissant l'utilisation des mines antipersonnel. Les négociations se solderont par un échec cuisant pour les ONG et les gouvernements favorables à l'interdiction des mines antipersonnel.
Samedi 28 septembre 1996
« 2e Pyramide de chaussures pour interdire les mines »
3 villes : Lyon, Ottawa (Canada), Paris.
La 2e Pyramide précède de quelques jours une réunion à Ottawa des Etats favorables à l'interdiction des mines antipersonnel. C'est le défi canadien. Après l'échec de la Conférence de Genève, en mai 1996, le Canada tient son engagement de réunir les 41 Etats qui se sont prononcés publiquement en faveur de l'interdiction des mines. Hôtes indésirables à Vienne, les ONG représentant la Campagne Internationale pour Interdire les Mines sont officiellement conviées à participer à cette conférence, dont l'ambition est d'établir le calendrier des mesures à mettre en œuvre pour “ parvenir à l'interdiction totale ”.
La France se révèlera alors l'un des principaux opposants au processus d'Ottawa, jusqu'au changement de majorité.
Samedi 27 septembre 1997
« 3e Pyramide de chaussures pour interdire les mines »
5 villes : Angers, Caen, Lyon, Orléans, Paris.
Handicap International demande à Lionel Jospin, récemment nommé Premier Ministre, de tenir ses engagements électoraux, en soumettant un projet de loi d'interdiction totale des mines à l'Assemblée, avant la signature du Traité d'Ottawa prévue en décembre.
En s'appliquant le Traité à elle-même avant sa signature, la France serait le premier des cinq membres permanents du Conseil de Sécurité à renoncer à cette arme, elle affirmerait le caractère irréversible du Traité et rassurerait les pays qui hésitent à le signer, en Europe et notamment en Afrique.
Samedi 26 septembre 1998
4e Pyramide de chaussures « Déminage, aide aux victimes : Que fait la France ? »
12 villes : Alençon, Brest, Grenoble, Lyon, Marseille, Montpellier, Mulhouse, Nice, Orléans, Paris, Rennes, Strasbourg.
Ratifié par 40 Etats, le Traité d'interdiction sera la nouvelle norme internationale,
juridiquement contraignante, à partir du 1er mars 1999. Handicap International demande alors à la France d'assumer pleinement ses responsabilités particulières. Le président de la République reçoit une délégation de Handicap International et de la Campagne Internationale pour Interdire les Mines, qui expose l'importance du soutien de la France aux défis spécifiques du déminage civil et de l'assistance aux victimes. Jacques Chirac s'engage à se faire l'avocat des propositions de l'association.
Samedi 25 septembre 1999
« 5e Pyramide de chaussures pour une Terre sans mines »
20 villes : Alençon, Angers, Blois, Brest, Hyères, Lille, Lyon, Marseille, Martigues, Montpellier, Nice, Orléans, Paris, Prats de Mollo, Reims, Rennes, Rouen, Sélestat, Strasbourg, Toulouse.
En septembre 1999, l'interdiction est techniquement acquise (depuis l'entrée en vigueur du Traité le 1er mars 99) et l'universalisation du Traité progresse. La 5e édition des Pyramides propose aux citoyens une nouvelle perspective : qu'ils s'approprient l'objectif d'une « Terre sans mines », concept qui intègre la reconnaissance des droits des victimes ; qu'ils contribuent au réseau de vigilance citoyenne pour que le gouvernement français assume concrètement sa part de responsabilité, au-delà de la signature du Traité et de l'expression de bonnes intentions.
Samedi 16 septembre 2000 :
« 6e Pyramide de chaussures pour les Droits des victimes »
26 villes : Angers, Aubagne, Bordeaux, Brest, Hyères, Lille, Lisieux, Lyon, Mâcon, Mandeure, Marseille, Martigues, Mulhouse, Nice, Orléans, Paris, Prats de Mollo, Reims, Rennes, Rouen, St Nazaire, Strasbourg, Toulouse, Tours, Treffort-Cuisiat, Valentigney.
Le Traité d'interdiction des mines antipersonnel n'a pas changé l'existence des 400 000 victimes et de leurs familles. Leurs droits sont largement ignorés, alors que le Traité a été signé en leur nom. A l'occasion de la 6e Pyramide de chaussures, Handicap International demande à la France qu'elle aille au bout de l'interdiction et qu'elle honore sa part de responsabilité vis à vis des victimes : en finançant, avec l'efficacité requise, le déminage et l'assistance aux victimes ; et en prenant l'initiative d'un mécanisme international de compensation des droits.
Samedi 6 octobre 2001 :
« 7e Pyramide de chaussures pour que tous les pays renoncent enfin aux mines antipersonnel »
27 villes : Arles, Bordeaux, Brest, Brive-la-Gaillarde, Cherbourg-Octeville, Etampes, Hyères, La Rochelle, Lille, Lyon, Mâcon, Marseille, Mulhouse, Nantes, Nice, Notre-Dame-de-Gravenchon, Orléans, Paris, Prats-de-Mollo, Quimper, Reims, Rennes, Rouen, Saint-Nazaire, Strasbourg, Toulouse, Tours.
En octobre 2001, malgré la signature du Traité d'Interdiction par 142 pays et sa ratification par 119 d'entre eux, 51 Etats refusent toujours d'adhérer à ce mouvement, au premier rang desquels les Etats-Unis. Non seulement, ils n'ont pas signé, mais ils n'entendent pas le faire dans un avenir proche. Par ailleurs, les Etats-Unis restent l'un des seize pays producteurs de mines antipersonnel dans le monde.
La 7e Pyramide de chaussures devait être l'occasion pour Handicap International d'exiger des Etats-Unis qu'ils renoncent sans restriction à toute utilisation des mines antipersonnel, dans le respect du Droit International Humanitaire et du Traité d'Interdiction.
Suite à l'émotion très vive suscitée par les attentats du 11 septembre aux Etats-Unis, Handicap International décide d'élargir le message initialement prévu et d'interpeller l'ensemble des 51 pays non signataires.
Samedi 5 octobre 2002 :
8e Pyramide de chaussures « 20 ans d'action contre les mines, faut pô laisser tomber »
26 villes : Aubagne, Bayonne, Bordeaux, Brest, Cergy Saint-Christophe, Etampes, Hyères, La Rochelle, Lille, Lillebonne, Lyon, Marseille, Mulhouse, Nantes, Nice, Orléans, Paris, Prats-de-Mollo, Quimper, Reims, Rennes, Rouen, Saint-Nazaire, Strasbourg, Toulouse, Tours.
A l'occasion des 20 ans de Handicap International et des 10 ans de la Campagne Internationale pour Interdire les Mines, la 8e Pyramide de Chaussures est l'occasion de dresser le bilan de ces 20 ans d'action et de récapituler le chemin restant à parcourir pour atteindre l'objectif d'une Terre sans mines, dans la perspective notamment, de la Première Conférence d'examen du traité, qui se tenait en décembre 2004 au Kenya.
Samedi 4 octobre 2003 :
« 9e Pyramide de chaussures : déminage : une question de vie ou de mort »
30 villes : Aubagne, Bègles, Brest, Caen, Cergy Saint-Christophe, Dijon, Etampes, Grenoble, Hyères, La Rochelle, Le Havre, Lille, Lyon, Marseille, Martigues, Mulhouse, Nice, Orléans, Paris, Prats-de-Mollo, Quimper, Rennes, Rouen, Saint-Nazaire, Strasbourg, Tarbes, Toulouse, Tours, Valenciennes, Valdahon.
La 9e Pyramide de chaussures est l'occasion d'interpeller les Etats, la France en particulier, sur l'impérieuse nécessité d'augmenter les fonds consacrés au déminage. Elle rappelle également les Etats Parties au Traité d'interdiction à leurs obligations en la matière.
Cette édition permet également à Handicap International de présenter, pour la première fois au grand public, la problématique des bombes à sous-munitions, des armes utilisées massivement durant les trois derniers conflits dans les Balkans, en Afghanistan et en Irak, dont les effets sont similaires à ceux des mines antipersonnel et qui pourtant ne sont pas interdites.
Samedi 25 septembre 2004 :
« 10e Pyramide de chaussures : dites non aux bombes à sous-munitions »
34 villes : Aubagne, Bègles, Brest, Brive-la-Gaillarde, Cergy, Chambéry, Champagnole, Clermont-Ferrand, Dijon, Etampes, Evreux, Grenoble, Hyères, La Rochelle, Lille, Lyon, Marseille, Martigues, Mulhouse, Nancy, Nantes, Nice, Paris, Prats-de-Mollo, Quimper, Rennes, Rouen, Saint-Nazaire, Strasbourg, Tarbes, Toulouse, Tours, Valenciennes, Verdun.
A l'occasion de la 10e Pyramide, le public est invité à réitérer son engagement « Pour une Terre sans mines » et à se mobiliser aux côtés de l'association pour demander l'interdiction des bombes à sous-munitions.
En effet, tout en poursuivant son combat pour l'éradication complète des mines, Handicap International s'est résolument engagée, depuis fin 2003, dans une nouvelle campagne de mobilisation des pouvoirs publics et de l'opinion internationale sur la question des sous-munitions. A cet effet, elle a créé au niveau international, en novembre 2003, la Coalition contre les sous-munitions.
Samedi 8 octobre 2005 :
« 11e Pyramide de chaussures : dites non aux bombes à sous-munitions »
36 villes : Amiens, Aubagne, Auch, Bègles, Brest, Brive-la-Gaillarde, Cergy, Chambéry, Champagnole, Clermont-Ferrand, Dijon, Etampes, Lure, Grenoble, Hyères, La Rochelle, Lille, Lyon, Marseille, Mulhouse, Nancy, Nantes, Nice, Paris, Prats-de-Mollo, Quimper, Rennes, Rouen, Saint-Nazaire, Strasbourg, Tarbes, Toulon, Toulouse, Tours, Valenciennes, Verdun.
A l'occasion de la 11e Pyramide, le public est invité à se mobiliser aux côtés de l'association pour demander l'interdiction des bombes à sous-munitions et un positionnement de la France en faveur d'un accord international sur la question.
Samedi 30 septembre 2006 :
« 12e Pyramide de chaussures : bombes à sous-munitions : appel solennel au gouvernement français ! »
39 villes : Amiens, Aubagne, Auch, Auxerre, Bordeaux, Brive-la-Gaillarde, Cergy, Chambéry, Champagnole, Clermont-Ferrand, Dijon, Etampes, Lure, Grenoble, Hyères, La Rochelle, Lille, Lyon, Marseille, Mulhouse, Nancy, Nantes, Nice, Paris, Perpignan, Prats-de-Mollo, Quimper, Rennes, Rouen, Saint-Nazaire, Salles, Sélestat, Strasbourg, Tarbes, Toulon, Toulouse, Tours, Valenciennes, Verdun.
En février 2006, la Belgique est le premier pays à interdire les bombes à sous-munitions, marquant ainsi un pas décisif dans ce combat en ouvrant la voie à une interdiction internationale. La France, quant à elle, ne veut pas se départir de ces armes et n'est pas favorable à une interdiction. A l'occasion de la 12e Pyramide, le public est invité à se mobiliser aux côtés de l'association pour demander l'interdiction des bombes à sous-munitions et un engagement de la France en faveur d'un accord international d'interdiction.
Samedi 29 septembre 2007 :
« 13e Pyramide de chaussures : bombes à sous-munitions : appel solennel au gouvernement français ! »
40 villes : Allinges, Amiens, Aubagne, Auch, Aurillac, Auxerre, Bordeaux, Brive-la-Gaillarde, Cergy, Chambéry, Champagnole, Clermont-Ferrand, Dijon, Etampes, La Rochelle, Lille, Lure, Lyon, Marseille, Nancy, Nantes, Nice, Orléans, Paris, Perpignan, Poitiers, Prats-de-Mollo, Quimper, Rennes, Revel, Rouen, Saint-Nazaire, Sélestat, Strasbourg, Tarbes, Toulon, Toulouse, Tours, Valenciennes, Verdun.
En février 2007, la Norvège, soutenue par 24 pays et les ONG, lance le Processus d'Oslo qui a pour objectif d'aboutir le plus rapidement possible à un traité d'interdiction des bombes à sous-munitions. La France s'est associée à ce processus, mais en affichant sa volonté d'un traité minimaliste. A l'occasion de la 13e Pyramide, le public est invité à se mobiliser aux côtés de l'association pour demander à la France qu'elle soutienne sans ambiguïté une interdiction totale des bombes à sous-munitions et qu'elle renonce à ces armes, en déclarant un moratoire national.
Samedi 27 septembre 2008 :
« 14e Pyramide de chaussures pour interdire les bombes à sous-munitions »
37 villes : Amiens, Aubagne, Auch, Aurillac, Auxerre, Bordeaux, Cergy, Chambéry, Clermont-Ferrand, Dijon, La Rochelle, Lille, Lure, Lyon, Marseille, Nancy, Nantes, Nice, Objat, Paris, Pau, Perpignan, Prats-de-Mollo, Quimper, Rennes, Revel, Rouen, Saint-Nazaire, Sarcelles, Sélestat, Strasbourg, Tarbes, Toulon, Toulouse, Tours, Valenciennes, Verdun.
Après quatre ans de mobilisation de la société civile et des Etats par Handicap International et les autres ONG de la Coalition contre les Sous-Munitions, 111 pays se sont accordés, fin mai 2008, sur le texte du futur Traité d'interdiction des bombes à sous-munitions, ouvert à la signature le 3 décembre 2008 à Oslo.
Pour que ce Traité devienne rapidement une réalité, l'ensemble des Etats doit aller le signer en décembre. La France, quant à elle, doit confirmer qu'elle a surmonté ses ambiguïtés initiales et mobiliser sa diplomatie pour renforcer la dynamique du processus vers l'interdiction. A l'occasion de la 14e Pyramide, Handicap International appelle solennellement la France à signer le Traité dès le 3 décembre et à mettre tout en œuvre pour convaincre les autres Etats, notamment européens, de le signer.
Samedi 26 septembre 2009 :
"BOMBES A SOUS-MUNITIONS : interdiction, déminage, assistance
Les victimes ne peuvent pas attendre !" Les 32 villes participantes : Allinges, Amiens, Aubagne, Auxerre, Bordeaux, Cergy, Chambéry, Clermont-Ferrand, Coudekerque–Branche, Evreux, La Rochelle, Le Luc, Lille, Lyon, Marseille, Nancy, Nantes, Nice, Paris, Perpignan, Prats-de-Mollo, Quimper, Rennes, Revel, Rouen, Saint-Nazaire, Sélestat, Strasbourg, Toulon, Toulouse, Valenciennes, Verdun.
La France a ratifié le 25 septembre 2009 le Traité d'interdiction des BASM. Handicap International salue ce nouveau pas vers l'entrée en vigueur du traité, mais appelle notre pays à joindre les actes à la parole. La France compte aujourd'hui parmi les pays qui financent le moins l'action contre les mines et les BASM. Les Pyramides de chaussures, organisées samedi 26 septembre dans 32 villes de France, sont une nouvelle occasion pour le grand public de rappeler le gouvernement à ses engagements.