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Combattre les mines & les BASM

Pourquoi signer une pétition ?

Personnes signant une pétition sur Pyramides de chaussures
© P. Grappin

Signer une pétition, c'est marquer officiellement son adhésion citoyenne à une cause et sa confiance en l'individu, l'association, l'entité à l'origine de la pétition. Pour Handicap International, la pétition donne toute sa mesure à ses actions d'interpellation et de lobbying auprès des pouvoirs publics français et des gouvernements étrangers.
Forte de cette mobilisation citoyenne dont elle peut se prévaloir, Handicap International renforce ainsi la crédibilité de son message.

Quelle utilisation par Handicap International ?

Logo pour une terre sans mines

La pétition contre les mines antipersonnel

La première pétition contre les mines a été lancée en 1992. Handicap International dénonçait alors toute l'horreur de cette arme et interpellait avec force la communauté internationale sur l'urgence de renforcer le droit international pour en contrôler la fabrication, la vente et l'utilisation. Au fil des années et jusqu'en 2003, en fonction de l'actualité des mines et de l'avancée du droit international, la pétition a porté sur l'interdiction totale de cette arme, l'universalisation du Traité d'interdiction, puis de façon thématique sur le respect des droits des victimes et l'urgence de financer le déminage. Courant 2004, une nouvelle pétition a été lancée auprès des donateurs de l'association et via son site internet, elle interpellait directement les Présidents de la Chine des Etats-Unis et de la Russie pour une adhésion au Traité d'interdiction. Aujourd'hui, plus de 1,2 millions de personnes ont signé ces pétitions en France.

A trois reprises, les noms des signataires ont été regroupés dans un recueil. Le premier, en septembre 1995, recensait 180 000 signatures, et était introduit par une lettre ouverte à Jacques Chirac lui demandant de positionner la France dans un refus net des mines antipersonnel (production, utilisation...). Ce recueil lui a été adressé ainsi qu'à l'ensemble du Gouvernement français, et diffusé largement auprès des médias et de différentes instances susceptibles de soutenir notre interpellation.

La seconde fois en novembre 1997 : Handicap International demandait alors à la France d'aller signer le Traité d'interdiction en décembre à Ottawa. Il recensait 330 000 signatures et a été diffusé à toutes les délégations des pays présentes à Ottawa, ainsi que, massivement, à la presse.

La troisième fois en mars 2006 : les quelques 100 000 signataires de la pétition Chine/Etats-Unis/Russie ont été recensés dans trois recueils différents (un par pays). Ces recueils ont été adressés aux ambassadeurs en France des pays concernés et diffusés à la presse, accompagnés d'un communiqué.

Le million de signatures obtenu contre les mines antipersonnel, ajouté aux centaines de pétitions menées par les autres campagnes étrangères, ont pesé de tout leur poids dans l'adoption d'un Traité d'interdiction des mines par les trois quarts des pays de la planète.

 

Picto non aux BASM
© Création MGA

La pétition contre les bombes à sous-munitions

- Avril 2004 : démarrage de la campagne « Stop aux sous-munitions ! ».
Handicap International lance un premier appel à 322 000 de ses donateurs et sympathisants par le biais de cartes-pétition interpellant le Président de la République française pour que la France prenne des engagements clairs contre les bombes à sous-munitions.

- Fin juin 2004 : 15 500 personnes ont signé cette pétition. Handicap International adresse les cartes-pétition à Jacques Chirac en lui demandant que la France renonce aux bombes à sous-munitions et qu'elle s'affirme comme le chef de file des pays qui en demandent l'interdiction.

- Eté 2004 : démarrage de la campagne institutionnelle de Handicap International, axée sur le thème des bombes à sous-munitions (affichage, e-mailing, etc.). A cette occasion, un site internet (www.sousmunitions.org)  est mis en ligne et propose la pétition pour l'interdiction des bombes à sous-munitions.

- 25 septembre 2004 : près de 63 000 personnes signent la pétition à l'occasion de la 10e Pyramide de chaussures, dans 34 villes de France.

- Eté 2005 : poursuite de la campagne institutionnelle de Handicap International sur le thème des bombes à sous-munitions. A cette occasion, est proposée sur le site www.sousmunitions.org, l'opération « Faites un geste contre les BASM », où chacun est invité à photographier son geste de protestation.

- 8 octobre 2005 : 71 643 personnes signent la pétition à l'occasion de la 11e Pyramide de chaussures, dans 36 villes de France.
Aujourd'hui : plus de 215 000 personnes ont signé la pétition en Europe pour l'interdiction des bombes à sous-munitions.

- 16 février 2006 : le Parlement belge vote l'interdiction totale des bombes à sous-munitions. C'est en s'appuyant sur les signatures recueillies en Europe, et notamment en France, que la section belge de Handicap International a pu faire valoir auprès des politiques le bien-fondé de ce combat et de ses revendications.