Typhon Hagupit : « Nous devons être prêts à intervenir dès la fin de l’alerte »

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Les équipes de Handicap International aux Philippines se sont mobilisées depuis l’annonce du typhon Hagupit, qui devrait frapper l’archipel durant le week-end. L’association travaille à assurer la protection des personnes les plus vulnérables avant l’arrivée du typhon, et se met en ordre de bataille pour intervenir dès la fin de l’alerte.

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Les équipes de Handicap International aux Philippines se mobilisent depuis l’annonce du typhon Hagupit. L’association travaille à assurer la protection des personnes les plus vulnérables avant l’arrivée du typhon.
Les équipes de Handicap International aux Philippines se mobilisent depuis l’annonce du typhon Hagupit. L’association travaille à assurer la protection des personnes les plus vulnérables avant l’arrivée du typhon.

 « Pour le moment, on ne peut pas encore savoir dans quelle zone le typhon va frapper, ni quelle sera son intensité. C’est la raison pour laquelle nous nous préparons à toutes les éventualités, explique Henri Bonin, en mission à Tacloban (Philippines), pour Handicap International. « L’île de Samar pourrait être la plus touchée. Elle compte des populations rurales assez dispersées et de nombreuses habitations au bord des côtes. On peut craindre des vagues de plusieurs mètres. Les habitants ont donc pour consigne de se mettre à l’abri dans les montagnes. »

Plusieurs équipes de Handicap International se trouvent déjà à Tacloban où elles conduisent des projets suite au passage du cyclone Haiyan en novembre 2013. Depuis l’annonce du cyclone, l’association s’est mobilisée afin de participer à la protection de la population.

« De nombreux centres d’évacuation avait été endommagés l’an dernier, plusieurs gymnases, écoles… avaient perdu leur toit en raison des vents violents, explique Henri. Ils n’ont pas tous été réparés. Ce qui veut dire que les capacités d’accueil sont insuffisantes. Une partie des habitants ont déjà quitté la ville pour se réfugier ailleurs, dans des zones moins exposées. Le réflexe est de s’éloigner des côtes pour aller vers l’intérieur des terres. »

Le souvenir de Haiyan est encore dans tous les esprits : « Les Philippins restent calmes, même si on perçoit un certain stress. Ils se préparent à faire face à ce typhon, alors que ce vendredi, on ne perçoit encore aucun signe précurseur ». Handicap International compte, toutes activités confondues, près de 200 personnels aux Philippines. L’association veille à ce qu’ils soient en mesure de se mettre à l’abri avant l’arrivée du typhon. Et dans le même temps, des équipes de volontaires se sont déployées pour contribuer à la protection des personnes les plus vulnérables.

« Nous sommes allés à la rencontre des bénéficiaires de nos projets (abris et insertion économique), pour nous assurer qu’ils avaient toutes les consignes pour faire face au typhon, sachant que les personnes vulnérables (handicapées, âgées, femmes isolées…) ont souvent plus de difficultés que les autres pour accéder aux informations essentielles. Depuis deux jours, nous avons aussi trois équipes « sensibilisation » et « inclusion » qui s’assurent que les personnes handicapées sont prises en charge par les ONG et les autorités, à Tacloban et Palo. Nous nous sommes également rendus dans des centres d’évacuation pour distribuer des kits de protection. Ces kits de protection sont aussi distribués aux personnes qui ne souhaitent pas quitter leur logement. Nous avons fourni des matelas, des chaises toilettes à des personnes âgées qui n’avaient pu partir de chez elles avec leur matériel spécifique. »

Les aspects logistiques sont compris dans la préparation à la catastrophe, puisque Handicap International a mis plusieurs camions à la disposition de la mairie de Tacloban pour transporter de la nourriture, des kits premiers secours, des kits d’hygiène, etc., quand un camion supplémentaire était affrété par l’association pour assurer l’acheminement de familles vers les centres d’évacuation.

Anticiper la catastrophe

L’ensemble des équipes de Handicap International se tiennent prêtes à intervenir une fois le typhon passé. En coordination avec les autorités locales et les autres acteurs de l’humanitaire, Handicap International a pré-positionné du matériel de déblaiement (camions et tractopelles). La priorité après un typhon étant de rouvrir des voies de circulation pour accéder aux zones les plus touchées.

Deux bateaux sont mobilisés dans l’éventualité ou les accès terrestres à certaines zones seraient coupés. Handicap International se coordonne notamment avec MSF , qui a mis en alerte une équipe chirurgicale pour prendre en charge les blessés. Une équipe de kinésithérapeutes est prête à assurer les soins de réadaptation, nécessaires au rétablissement post opératoire. Elle dispose de matériel spécialisé (bandages, orthèses, aides techniques, etc.).

« Une autre équipe, composée d’infirmiers et infirmières, est prête à aller à la rencontre des personnes qui présenteront des blessures légères. Leur mission sera de soigner les petites plaies pour éviter les infections. L’an dernier, après Haiyan, de nombreuses personnes ont été amputées, à cause des blessures infectées, souligne Henri. Quand la plupart des structures de soins sont saturées ou inaccessibles, ces équipes mobiles peuvent faire toute la différence.»

Dès la fin de l’alerte dans les prochaines heures, les équipes d’évaluation devraient partir de Tacloban et Manille pour se rendre dans les zones affectées (probablement au nord de Samar et à Bicol) et mesurer l’étendue des dégâts.

Publié le 5 Décembre 2014.

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