Malake, 6 ans : « Je voudrais pouvoir rejouer à la poupée »

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Malake est une jeune Syrienne de 6 ans. Il y a trois ans, elle a été blessée lors d’une attaque dans sa ville. Handicap International et un partenaire local assistent la fillette dans sa convalescence grâce à des sessions de réadaptation. L’association peut apporter son aide à la population syrienne grâce au soutien du service de la Commission européenne chargé de l'aide humanitaire et de la protection civile (ECHO) et de son partenaire local.

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La jeune Malake lors d’une session de réadaptation avec Handicap International
La jeune Malake lors d’une session de réadaptation avec Handicap International
La jeune Malake lors d’une session de réadaptation

Lorsque Malake fait son entrée dans le centre de réadaptation, un sourire s’affiche sur le visage de Khanoum. Voilà plusieurs semaines que le kinésithérapeute assiste la petite fille dans sa convalescence. Bien qu’elle ait été blessée il y a plusieurs années, elle n’a pu accéder à des soins de kinésithérapie que récemment. Abou Abdo, son père, explique : « Nous vivons à la campagne et il n’y a pas beaucoup de structures de santé autour de chez nous… »

Alors qu’il s’installe dans la salle de kinésithérapie, Abou Abdo se remémore l’accident de sa fille :

« C’était en mars 2013. Elle était partie au marché avec son grand-père pour acheter de quoi manger. Une bombe mortier est tombée sur le marché et de nombreuses personnes sont mortes ou ont été blessées. Des ambulances sont arrivées sur les lieux et Malake a été directement transportée à l’hôpital. Des éclats d’obus s’étaient logés dans son bras et elle a dû être opérée. Elle est restée deux jours en observation avant de pouvoir rentrer à la maison. »

Abou Abdo, lui-même blessé il y a deux ans, explique les difficultés rencontrées par sa fille depuis son accident : « Depuis trois ans, Malake ne peut plus faire des choses simples, comme écrire avec sa main droite, par exemple. » La petite fille prend alors la parole : « J’aimerais aussi pouvoir à nouveau manger toute seule. Et je voudrais pouvoir rejouer à la poupée. »

Khanoum, le kinésithérapeute, pousuit : « Lorsque nous l’avons rencontrée, Malake souffrait encore de sa blessure, même des années après son accident. Nos sessions de kinésithérapie ont pour but d’accélérer son renforcement musculaire et de réduire ses problèmes d’articulation au niveau du coude. Nous faisons tout notre possible pour que Malake puisse retrouver la même mobilité qu’auparavant et soit en mesure de faire ces gestes simples du quotidien, sans l’aide de ses parents ». Comme Malake, 8,4 millions d'enfants syriens, qu'ils soient en Syrie ou exilés, ont été affectés par le conflit dans leur pays.*

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* Unicef, 2016.

Publié le 22 Décembre 2016.

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