Malak, 5 ans, devra réapprendre à marcher

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Malak a 5 ans et vient de Syrie. Touchée par un bombardement avec ses frères et sœurs, elle a été transportée d’urgence en Jordanie et a dû être amputée de la jambe gauche. Aujourd’hui, la fillette est suivie par Handicap International dans le camp de Zaatari où elle vit avec le reste de sa famille.

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Malak, 5 ans, est prise en charge par Handicap International en Jordanie.
Malak, 5 ans, est prise en charge par Handicap International en Jordanie.
Malak, 5 ans, est prise en charge par Handicap International en Jordanie.

« Ce jour-là, nous étions à la maison avec les enfants. Ma femme et moi avons entendu le son de bombes proches de nous, alors nous sommes sortis voir ce qui se passait dans la rue. Au moment où nous avons quitté notre maison, elle a été bombardée, précisément sur la pièce où se trouvaient nos enfants. Nous avons accouru à l’intérieur, et je n’oublierai jamais ce que j’ai vu à ce moment-là. L’image de mes enfants dans un bain de sang reste ancrée dans ma mémoire », raconte Houdey, le père de Malak, regardant sa fille de 5 ans bénéficier d’une session de kinésithérapie au centre de Handicap International dans le camp de Zaatari.

Arrivé en Jordanie il y a quelques mois avec sa famille, il est encore très affecté par le drame qui a bouleversé leur vie à la fin de l’année dernière. Sa plus jeune fille, âgée de 8 mois, est décédée suite au bombardement. Ses autres enfants ont été blessés : Malak a eu une jambe fracturée et l’autre amputée, son frère est désormais aveugle et gravement brûlé et sa sœur a également la cornée et le visage brûlés. 

« Elle a commencé à moins pleurer »

Malak, 5 ans, est suivie par Handicap International au centre de Zaatari en Jordanie © E. Fourt / Handicap InternationalMohammed, kinésithérapeute de Handicap International, ausculte Malak avant de lui proposer de faire quelques exercices pour perfectionner son équilibre. La petite fille au visage de poupée s’exécute fièrement, le sourire aux lèvres, ravie de pouvoir montrer ses progrès à ce spécialiste de la réadaptation.

« La première fois que je l’ai rencontrée, Malak était encore sous le choc », raconte Mohammed. « Elle pleurait constamment et elle ne voulait parler à personne d’autre qu’à ses parents. J’ai contacté ma collègue psychologue pour qu’elle m’accompagne lors des premières sessions. Le but était de tranquilliser Malak, de la mettre en confiance. Peu à peu, elle a commencé à moins pleurer et à nous accepter ». Encore quelques semaines de rééducation et des mesures seront prises pour appareiller Malak d’une prothèse qui lui permettra de marcher à nouveau après un long processus de réapprentissage.


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Publié le 12 Septembre 2016.

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