À Kampong Cham, la réadaptation au cœur du retour à l’autonomie

  • Accompagner les victimes de mines
  • Appareiller et rééduquer
  • Cambodge

Après avoir créé 7 des 11 centres de réadaptation du Cambodge, Handicap International s’est vue confier en 2002 la gestion de celui de la province de Kampong Cham. Depuis, le nombre de bénéficiaires a été multiplié par quatre, avec une production accrue d’appareillages et un développement constant de services adaptés. Le centre est aujourd’hui une référence dans tout le pays.

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Patients au centre de réadaptation de Kampong Cham au Cambodge, géré par Handicap International
Patients au centre de réadaptation de Kampong Cham au Cambodge, géré par Handicap International

Le centre de réadaptation de Kampong Cham se situe dans la province et la ville du même nom, sur les rives du Mékong à 120 km de la capitale Phnom Penh. Géré par Handicap International depuis 2002, il fournit des services de réadaptation (rééducation et appareillage) aux personnes handicapées : amputés (dont les victimes de mines), enfants victimes d’accidents de la route, infirmités motrices cérébrales, poliomyélite, pieds bots, etc.
L’équipe du centre permet aux personnes en situation de handicap de « vivre debout » à nouveau tout au long de leur vie, à travers une multitude de services adaptés aux patients et aux contextes. Cela va de l’appareillage (production et adaptation de prothèses et d’orthèses) à la rééducation (kinésithérapie) en passant par l’insertion socioéconomique et la santé maternelle et infantile. L’accent est mis sur l’amélioration de l’accès aux services du centre pour les personnes handicapées, afin qu’elle retrouve leur autonomie.
Géré par Handicap International depuis 2002, le centre de réadaptation de Kampong Cham est encore aujourd’hui une référence dans tout le Cambodge, avec la réadaptation au cœur du parcours de vie des personnes en situation de handicap.

Des causes multiples de handicap

Le Cambodge connaît aujourd’hui moins d’accidents par mines : les actions de déminage et de sensibilisation des populations aux risques, notamment par Handicap International, ont porté leurs fruits. Mais le nombre de survivants des mines est aujourd’hui estimé à environ 40 000 personnes, qui ont besoin de soins et d’accompagnement pour retrouver leur autonomie et leur place dans la société.
Autre fléau, triste héritage de la guerre du Vietnam, les sous-munitions déversées par les États-Unis pendant le conflit auraient laissé jusqu’à 5,8 millions d’engins non explosé sur le sol cambodgien, autant de dangers pour les civils, longtemps après la guerre. 
L’équipe de Handicap International au centre de Kampong Cham commence à accueillir davantage de victimes d’accidents de la route que de victimes de mines ou de sous-munitions. Aujourd'hui, la population est bien informée sur les dangers des mines et des engins non explosés, mais le Cambodge manque cruellement de sécurité routière. Peu de conducteurs et passagers de motos mettent un casque. Il y a de nombreux excès de vitesse et conduites en état d’ivresse. La circulation, l'infrastructure et la législation routières ne sont pas du tout développées. Résultat, de nombreuses personnes sont handicapées ou blessées suite à des accidents qui pourraient être évités, et ont besoin de services adaptés tels que ceux proposés au centre de Kampong Cham.

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Le centre de réadaptation de Kampong Cham en chiffres
- Une équipe de 21 personnes dont 4 kinésithérapeutes, 5 orthoprothésistes et 3 agents sociaux.
- En 2014, 1 994 patients ont reçu des services de réadaptation, dont 921 enfants. Parmi ces bénéficiaires, 390 sont des victimes de mines et 380 des enfants nés avec des pieds bots. 55 des nouveaux patients du centre sont des victimes d’accidents de la circulation (dont 10 enfants).
- Plus de la moitié des 387 nouveaux patients du centre sont des enfants.
- 278 prothèses et 212 orthèses fabriquées en 2014.
- 583 appareillages réparés.
- 93 fauteuils roulants distribués.
- 9 320 séances de rééducation prodiguées.

Publié le 14 Décembre 2015.

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