Une équipe dépêchée auprès des déplacés

  • Secourir les victimes
  • Soudan du Sud

Une équipe de cinq personnes de Handicap International part de France cette fin de semaine, pour aller au devant des déplacés en République du Soudan du Sud. Près de 200 000 personnes ont quitté leurs villes et villages pour fuir les affrontements violents entre différents groupes armés. Dans ce pays parmi les plus pauvres du monde, les habitants qui vivent d'ordinaire dans des conditions très précaires ont besoin d'une aide immédiate pour pouvoir survivre.

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Une personne de Handicap International auprès d'un enfant
Une personne de Handicap International auprès d'un enfant

« La guerre civile en République du Soudan du Sud fragilise les personnes les plus vulnérables », explique Lucile Papon, responsable des opérations menées dans cette région par Handicap International.

En quelques semaines, le fragile équilibre qui régnait dans ce jeune Etat1 devenu indépendant en juillet 2011, a été rompu. Des affrontements violents entre les forces gouvernementales et d'opposition se multiplient, provoquant la fuite de centaines de milliers de personnes qui tentent d'échapper aux combats. Les Nations Unies2 ont recensé plus de 200 000 déplacés à travers le pays, dont 76 000 dans la région de Bor, au Nord de Juba, la capitale. Seuls un peu plus de 57 000 déplacés ont trouvé refuge dans des camps, sans que leur sécurité ne soit forcément assurée : les troupes des Nations Unies ont-elles-même déjà été prises à partie. Si le calme est revenu cette semaine à Juba, la situation générale du pays demeure extrêmement volatile avec des affrontements réguliers.

Présents sur place bien avant cette nouvelle crise, les personnels de Handicap International ont été contraints d'interrompre leurs activités et quelques équipes ont été évacuées. Le bureau de Handicap International à Bor, à l'image d'autres ONG, a été complètement dévasté. Une équipe de cinq personnes ralliera Juba d'ici dimanche pour rouvrir les bureaux et se rendre auprès des réfugiés, afin d'identifier les besoins des personnes les plus vulnérables.

« Nous sommes très préoccupés par le manque de structures sur place et les difficultés d'accès aux populations, ce qui engendre des carences énormes : les besoins de base - se nourrir, se loger, se soigner... - ne peuvent être couverts », souligne Lucile Papon, « nous portons une attention particulière aux personnes les plus vulnérables, qui sont les premières victimes dans un contexte de chaos, car elles sont incapables d'aller chercher l'aide dont elles ont besoin. » 

Handicap International, qui intervient régulièrement dans des contextes dégradés, entend apporter une aide à ces personnes par le biais de DVFP (points relai handicap et vulnérabilité), qui permettent de recenser les personnes les plus faibles et de leur apporter une aide directe (soins, distributions...) ou de les orienter vers d'autres organisations de solidarité présentes en République du Soudan du Sud. L'intervention de l'association pourrait aussi se traduire par des soins de réadaptation pour les blessés.

« Il est essentiel de prendre en charge ces blessés, et de leur proposer un suivi efficace, pour éviter une détérioration de leur état, voire l'apparition de handicaps définitifs », explique Lucile. « L'évaluation, qui va démarrer dans quelques jours, va permettre de recenser précisément les besoins, et bien entendu d'adapter notre réponse. »

Handicap International est intervenue pour la première fois en 2006 dans le pays, devenu depuis la République du Soudan du Sud, pour répondre à l'urgence de la situation des personnes déplacées ou des réfugiés qui retournaient dans leur région d'origine, dévastée par les conflits. Ces actions d'urgence ont évolué vers une réponse à plus long terme.
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1. La République du Soudan du Sud connaît des problèmes structurels importants tels que le manque d'accès aux services de base, l'insécurité alimentaire, la contamination des terres par des mines et par des restes explosifs de guerre. A cela s'ajoute la circulation importante d'armes légères qui représente un danger pour l'ensemble de la population. De plus, 100 000 réfugiés ou déplacés reviennent sur leurs terres et ont besoin d'assistance. L'Etat du Centre équatorial est le plus contaminé du pays par les mines et aussi celui qui recense le plus de victimes de mines/restes explosifs de guerre et de population déplacée.

2. OCHA, 1er janvier 2014

Publié le 3 Janvier 2014.

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