Ebola : "ce n’est pas le moment de baisser la garde"

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L’épidémie, la plus meurtrière jamais enregistrée depuis l’apparition du virus Ebola en 1976, fait état à ce jour de 21 689 personnes contaminées, dont 8 626 décédées. Heureusement, dix mois après la détection des premiers cas en mars 2014, elle montre enfin des signes de ralentissement. C’est particulièrement le cas en Guinée et au Libéria. Les équipes de Handicap International restent mobilisées contre l'épidémie. 

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En Sierra Leone, Handicap International combat l'épidémie du virus Ebola.  Ici une séance de sensibilisation et gère une plateforme de 30 ambulances affectée au transport de personnes présentant les symptômes du virus vers les centres de traitement.
En Sierra Leone, Handicap International combat l'épidémie du virus Ebola.  Ici une séance de sensibilisation et gère une plateforme de 30 ambulances affectée au transport de personnes présentant les symptômes du virus vers les centres de traitement.

« Ce sont des signes très encourageants, au Libéria notamment où la baisse de nouvelles contaminations est significative et où la Présidente a annoncé la réouverture des écoles dès février. Mais il faut rester vigilants, un seul cas mal pris en charge peut relancer un foyer d’épidémie. Ce n’est absolument pas le moment de baisser la garde », explique Bruno Leclercq, directeur du programme Sierra Leone et Liberia de Handicap International. 

En Sierra Leone, on compte encore 80 contaminations par semaine, la plupart à Freetown, la capitale. L’association y concentre actuellement ses actions. Elle gère une plateforme de 30 ambulances affectée au transport de personnes présentant les symptômes du virus vers les centres de traitement. Le personnel, près de 200 personnes, suit un protocole très strict de décontamination pour éviter que le virus ne se propage. Des équipes pourvues de pulvérisateurs accompagnent également chaque intervention pour traiter les pièces où sont restés les malades. De décembre à mi-janvier, 1 400 patients ont été transportés.

« Nous avons également lancé des opérations de sensibilisation auprès des personnes ayant des besoins spécifiques, comme les personnes handicapées ou séropositives, les malades du sida, les enfants… qui risquent de ne pas être réceptifs aux messages standards. Quand nous consultons par exemple des personnes sourdes ou malentendantes, on voit qu’elles sont très mal informées », poursuit Bruno Leclercq.

L’objectif de cette campagne est de donner à tous un égal accès à un niveau d’information suffisant pour mieux se prémunir. Elle est menée sur l’ensemble des 14 districts de la Sierra Leone.

« C’est très difficile pour le moral de la population. Elle consent à des efforts très importants depuis l’été dernier et ne voyait pas le nombre de contaminations diminuer jusqu’à ces dernières semaines. La limitation des déplacements et des rassemblements a été de plus en plus contraignante. Cette année, en décembre, les familles n’ont pas pu se retrouver. Cela a encore fait peser un poids supplémentaire sur des gens très éprouvés. Aujourd’hui, tout le monde se réjouit de voir enfin des signes positifs, mais il y a un risque de relâchement prématuré de la vigilance de tous. Il faudra redoubler de discipline pour que les personnes épuisées par les contraintes des protocoles sanitaires continuent de les respecter et que nous puissions enfin mettre un point final à cette épidémie », conclut Bruno Leclercq. 

Publié le 3 Février 2015.

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