Le double traumatisme de Reem

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Au début de l'année, la maison de Reem, une petite fille syrienne de 8 ans, a été touchée par un bombardement. Avec sa mère et deux petites cousines rescapées, elle a fui en Jordanie. Gravement blessée à la jambe, Reem reçoit des soins de Handicap International pour réapprendre à marcher. Mais le traumatisme de la guerre en Syrie est encore très présent.

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Reem
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"« Le 5 janvier 2013, nous étions toutes endormies, quand notre maison à été bombardée ». Sana, la maman de Reem, se remémore douloureusement la nuit où elle a vu sa sœur mourir devant elle, étouffée sous les gravas. « Une déflagration terrible. Je n'ai rien pu faire pour sauver ma sœur. Ses deux jeunes enfants, de 9 et 10 ans, l'ont vue mourir. C'était terrible. Reem, ma fille de 8 ans était également piégée par les gravas. Moi-même, j'étais blessée et paralysée par la peur ». Sana, Reem et ses deux cousines rescapées ont immédiatement été transportées dans un hôpital à Ramtha, une ville de Jordanie située à la frontière syrienne. « Quand nous sommes arrivées à l'hôpital, le médecin jordanien m'a annoncé qu'il faudrait sans doute amputer la jambe gauche de Reem ! Mais l'amputation a pu être évitée de justesse. », poursuit Sana. Après de nombreuses opérations chirurgicales, Reem a perdu plus de 2 cm de sa jambe gauche. « Chaque nuit, elle fait des cauchemars » Depuis mai 2013, Reem, sa mère et ses deux cousines sont réfugiées au camp de Zaatari, au nord de la Jordanie. Reem bénéficie chaque semaine de séances de rééducation post-opératoire au centre de réadaptation de Handicap International. Ces séances incluent des exercices actifs d'amplitude de mouvements, d'étirements et d'entrainement à la marche. Sana participe elle aussi aux séances et y apprend des exercices à répéter avec sa fille. Sana peut ainsi poursuivre la rééducation de sa fille entre deux séances et accentuer ses chances de rétablissement. Reem a également reçu une chaussure orthopédique pour compenser la perte osseuse. Après deux mois de traitement, elle est déjà capable de marcher seule. Pourtant, retrouver l'usage de sa jambe n'a pas encore suffi à effacer le traumatisme : « Ma fille me parle tous les jours du bombardement. Chaque nuit, elle fait des cauchemars. Dès qu'elle entend un avion, elle court vers moi et cherche ma protection », confie Sana. "

Publié le 27 Août 2013.

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