Crise des réfugiés : "Nous sommes partis sans nos parents"

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La crise des réfugiés au Soudan du Sud est l'une des plus alarmantes de la planète. Des millions de Sud-Soudanais fuient les violences et l'insécurité alimentaire. 86 % de ceux qui recherchent la sécurité dans les pays voisins sont des femmes et des enfants. 75 000 enfants ont été séparés de leur famille, beaucoup sont malades et épuisés.

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Kibet, chef de l'équipe Réadaptation de Handicap International, parle avec Simon au centre d'accueil de Kakuma au Kenya
Kibet, chef de l'équipe Réadaptation de Handicap International parle avec Simon au centre d'accueil de Kakuma au KenyaKibet, chef de l'équipe Réadaptation de Handicap International, parle avec Simon au centre d'accueil de Kakuma au Kenya
Kibet, chef de l'équipe Réadaptation de Handicap International, parle avec Simon au centre d'accueil de Kakuma au Kenya

Blessé, affamé et soulagé

Lorsque Simon, un jeune garçon âgé de 17 ans, et ses quatre petites sœurs sont arrivés dans un camp de réfugiés près de la frontière kenyane, il s’est senti enfin soulagé. Pour se mettre lui et ses sœurs à l’abri des combats, Simon a été forcé de faire le voyage sur des béquilles improvisées en bois avec une blessure par balle non traitée à la cuisse gauche.

Simon a été blessé en décembre 2016. Il cherchait du miel et des fruits pour nourrir ses sœurs quand il s'est aventuré trop près des combats. Le centre de santé à côté de son village ayant été abandonné, sa blessure n'a pas été soignée et sa jambe est maintenant atrophiée. Il marche lentement et souffre beaucoup.

Une décision difficile

Pour leur sécurité, ses parents ont décidé de les envoyer lui et ses sœurs au Kenya, après avoir lutté pendant des années pour garder la famille unie. Ils faisaient pousser du sorgho et des légumes pour les vendre, ce qui fournissait suffisamment de nourriture pour tout le monde.Simon a pu aller à l'école. Mais les sécheresses successives leur ont fait perdre la quasi totalité de leurs récoltes et la guerre a entraîné une hausse des prix des denrées alimentaires. La famille vivait dans la peur constante des combats et les parents de Simon s’inquiétaient de plus en plus pour sa jambe.

Sécurité et espoir

Après avoir vécu une telle expérience, Simon semble plus mûr et posé que la plupart des jeunes de son âge. Il s’exprime dans un anglais assuré et avoue que l’ecole lui manque. Il a quitté sa maison avec l'espoir qu’au Kenya il pourra recevoir un traitement approprié pour sa jambe et que ses sœurs pourront reprendre leurs études. Handicap International et ses partenaires le soutiennent à chaque étape, en commençant par lui fournir de nouvelles béquilles et des sessions de réadaptation.

L'ampleur de la crise

L'histoire de Simon est un exemple parmi tant d’autres. Six millions de personnes au Soudan du Sud, environ la moitié de la population, sont confrontées à une pénurie alimentaire extrême. Grâce à une intervention humanitaire concertée, les zones les plus gravement touchées parviennent à éviter la famine. Le Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations Unies alerte sur l’aggravation de la crise, de plus en plus de personnes ont besoin d'aide alimentaire.

1,9 million de Sud-Soudanais sont déplacés à l'intérieur du pays et 1,9 autre million sont réfugiés dans les pays voisins. L'Ouganda héberge actuellement 980 000 personnes. Avec des milliers d'autres arrivant chaque jour, ce chiffre atteindra rapidement le million. Ce sont des circonstances sans précédent, même pour un pays avec une longue histoire d'accueil de réfugiés.


L'action de Handicap International

Au Soudan du Sud, Handicap International travaille principalement dans les camps pour s'assurer que les personnes ayant des besoins spécifiques, y compris les personnes handicapées, les personnes âgées et les autres groupes vulnérables, ont accès aux services dont elles ont besoin et sont protégées contre les abus et les discriminations. L’association améliore également les soins des réfugiés sud-soudanais en Éthiopie et au Kenya. Par exemple, elle a récemment lancé un programme de santé innovant dans les camps frontaliers de l'Éthiopie qui vise à assurer un meilleur avenir aux enfants réfugiés souffrant de malnutrition.

Publié le 4 Août 2017.

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