Conférence de Londres : il faut que les promesses se concrétisent

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Suite à la conférence « Soutenir la Syrie et sa région » qui s’est tenue les 3 et 4 février 2016 à Londres, une coalition d’ONG dont Handicap International salue l’ambition affichée pour renforcer l’échelle et la portée de la réponse humanitaire à la crise syrienne. Cependant, les promesses de financements pour l’année 2016 ne sont pas suffisantes. Elles appellent également à la fin des violences et à assurer au plus vite la protection des populations à l’intérieur et à l’extérieur du pays.

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Famille de réfugiés syriens au Liban prise en charge par Handicap International
Famille de réfugiés syriens au Liban prise en charge par Handicap International

 

« Tout l’argent du monde ne suffira pas à protéger les enfants des armes explosives et en particulier des bombes barils. Il faut mettre fin aux bombardements indiscriminés contre les civils syriens, protéger les populations assiégées qui meurent de faim, et celles qui n’ont pas accès à de la nourriture, de l'eau et un abri à cause des violences ou des obstacles bureaucratiques. Il faut exercer une pression diplomatique sur toutes les parties afin que le droit international humanitaire et les résolutions contraignantes du Conseil de sécurité des Nations Unies soient respectés », déclare Anne Héry, directrice du plaidoyer et des relations institutionnelles de Handicap International.

Malgré les promesses de financement d’un certain nombre de pays lors de la conférence de Londres, il manque 3 milliards de dollars pour couvrir les besoins humanitaires les plus urgents dans le cadre de la crise syrienne, estimés à 9 milliards par les Nations Unies. Si les ONG saluent la générosité de certains Etats, elles encouragent les autres à assumer leur part équitable.

La condamnation des violations généralisées du droit international humanitaire par toutes les parties du conflit ne suffit pas. Des solutions durables aux causes profondes du conflit doivent être trouvées. Il revient aux bailleurs de fonds et à l’ONU de s’assurer que l’aide humanitaire puisse atteindre l’ensemble du territoire syrien, y compris dans les zones les plus vulnérables et les plus difficiles d’accès. Il faut également fournir des itinéraires sûrs et légaux pour les populations qui cherchent refuge hors de la région et notamment vers l’Europe. Les conditions d’accueil doivent être largement améliorées, l’accès aux droits fondamentaux doit être renforcé y compris concernant l’accès au travail. L'accueil des réfugiés ne peut reposer sur les seuls pays limitrophes.

Téléchargez le texte intégral de la déclaration des ONG dont Handicap International

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Publié le 8 Février 2016.

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