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Amputée suite à un bombardement lors de la guerre du Vietnam, Phet n’avait plus aucun espoir lorsque Boun Sung est venu demander sa main à son père. Aujourd’hui, 50 ans plus tard, soutenue par son mari, Phet milite pour que les bombes cessent de briser des vies.

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Laos - Amputée suite à un bombardement lors de la guerre, Phet n'avait plus aucun espoir lorsque Boun Sung est venu demander sa main à son père. Aujourd'hui, presque 50 ans plus tard, soutenue par son mari, elle milite pour que les bombes cessent de briser des vies.
Laos - Amputée suite à un bombardement lors de la guerre, Phet n'avait plus aucun espoir lorsque Boun Sung est venu demander sa main à son père. Aujourd'hui, presque 50 ans plus tard, soutenue par son mari, elle milite pour que les bombes cessent de briser des vies.

« Je suis tombé amoureux de Phet avant l’accident qui lui a coûté sa jambe. Et je n’ai pas changé d’avis après », raconte Boun Sung, le mari de Phet Latxabout. 

Phet avait 16 ans lorsque la guerre du Vietnam a éclaté. Employée comme cuisinière au sein de l’armée lao près de la frontière vietnamienne, la jeune fille a été gravement blessée au cours d’un bombardement. 

« Deux de mes amies ont été blessées en même temps que moi. L’une d’elle est décédée. Je me rappelle du choc que j’ai ressenti à mon réveil à l’hôpital : une de mes jambes avait disparu. Ma première pensée a été de me suicider : j’étais jeune et mes rêves étaient perdus. Qui voudrait se marier avec moi ? Je m’étais résignée à ne pas avoir de famille », raconte Phet Latxabout.  « J’ai dû rester dans une grotte pendant trois ans avec l’armée lao avant de pouvoir retourner dans mon village. Ma famille a été très triste de me voir comme ça. Quant à moi, je me sentais coupable de représenter un tel fardeau pour elle. » 

Avant son accident, Phet avait fait la connaissance de Boun Sung, un soldat. Un jour, il est venu la voir pour lui déclarer sa flamme et son désir de prendre soin d’elle, malgré sa blessure.

« C’était un homme bien ! Mes parents lui ont accordé ma main et nous nous sommes mariés. Nous avons eu six enfants ! Après la naissance du deuxième, mon mari a abandonné son poste à l’armée pour pouvoir s’occuper de nous. Il est devenu cultivateur de riz », dit-elle fièrement.

En 2009, grâce à Handicap International, Phet a reçu une première prothèse gratuitement. Après s’être débarrassée de la vieille jambe en bois fabriquée par son père, elle a enfin pu marcher sans douleur et sa vie a pris un nouveau tournant.

« Je sais que d’autres n’ont pas la chance d’être soutenus comme je le suis. Alors, pour représenter la voix des nombreuses victimes des restes explosifs de guerre et pour sensibiliser les communautés au danger de ces armes, je milite dans un groupe de victimes, les Ban Advocates. »

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Publié le 13 Février 2015.

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