Abu Aïsha : « Je retrouve peu à peu le sourire »

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Abu Aïsha est originaire du Nord de la Syrie. Alors que sa ville était assiégée, il a été touché par un éclat d’obus qui l’a rendu tétraplégique et partiellement sourd. Depuis qu'elle a rencontré le jeune homme, l’équipe de Handicap International l’accompagne dans sa convalescence à travers des sessions de kinésithérapie mais aussi de soutien psychosocial, pour l’aider à se remettre de ce traumatisme.

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Ahmad et Rami lors d’une session de kinésithérapie avec Abu Aïsha
Ahmad et Rami lors d’une session de kinésithérapie avec Abu Aïsha
Ahmad et Rami lors d’une session de kinésithérapie avec Abu Aïsha, qui tient à garder son visage caché

« La ville était assiégée et nous n’avions plus accès à rien : plus d’eau, plus de nourriture, plus d’électricité ou de médicaments », se souvient Abu Aïsha lorsqu’il parle de son accident. « Un jour, j’ai essayé de sortir pour trouver à manger. Je suis l’aîné d’une famille de neuf enfants et je voulais pouvoir nourrir mes frères, mes sœurs et mes parents. Alors que j’étais parti à la recherche d’herbe et de pain, seules denrées que nous pouvions trouver dans notre quartier à cette époque-là, j’ai été touché par un éclat d’obus. »

L’éclat traverse l’oreille gauche d’Abu Aïsha et se loge dans son cou. Des habitants du quartier l’amènent en urgence dans un hôpital de fortune qui souffre également du siège imposé sur la ville : aucun médicament pouvant alléger la douleur du jeune Syrien n’est disponible et les médecins sont dépassés par le nombre de blessés. « Au fil des mois, le prix de la nourriture et des médicaments ne faisait qu’augmenter et la situation ne faisait qu’empirer », explique Abu Aïsha. « J’ai perdu énormément de poids. Mes proches ne me reconnaissaient même plus. Mais pour moi, le plus dur était de ne plus être capable d’aider mon père à nourrir notre famille… »

Il peut désormais remarcher

« Un jour, des ONG ont pu rentrer dans notre ville et ont aidé les personnes blessées à en sortir. C’est ainsi que nous avons été libérés de ce siège, avec ma famille. » Ahmad, travailleur social, se rappelle encore de sa première rencontre avec Abu Aïsha : « Il était très traumatisé par tous ces événements et sa condition. Il était triste, dormait peu, et avait perdu toute confiance en lui ». Alors qu’Ahmad et Rami, ses collègues kinésithérapeutes, proposent à Abu Aïsha des sessions de réadaptation, le travailleur social essaie également d’aider le jeune Syrien à surmonter son traumatisme.

Abu Aïsha accepte la proposition de l’équipe de Handicap International et s’implique dans les sessions de réadaptation et de soutien psychosocial. Au fil des séances, il fait des progrès et retrouve doucement une partie de sa mobilité. Rami, kinésithérapeute, raconte : « Abu Aïsha est plus musclé que quand nous l’avons rencontré, il a retrouvé son équilibre. Et il est désormais capable de marcher sur de courtes distances ». Pour le jeune homme, la convalescence sera encore longue mais ce sont ces petits changements qui font aujourd’hui toute la différence. « Je retrouve peu à peu le sourire », conclut-il.


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Publié le 31 Octobre 2016.

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