Ali : « J’ai retrouvé l’espoir et mon indépendance »

  • Réadaptation
  • Santé
  • Syrie

Ali vit dans le Nord de la Syrie dans un camp de déplacés, à la frontière avec la Turquie. En janvier 2016, il a été blessé lors d’un bombardement dans son village d’origine. Handicap International accompagne Ali dans sa convalescence à travers des sessions de kinésithérapie, des séances de soutien psychosocial et donations d’aides à la mobilité.

Partagez cette actualité

Ali, dans la tente où il vend des fruits et des légumes
Ali, dans la tente où il vend des fruits et des légumes
Ali, dans la tente où il vend des fruits et des légumes

Aujourd’hui, l’équipe de Handicap International vient voir Ali. Ravi de cette visite, il invite les professionnels de l’association à s’asseoir et décide de partager avec eux son histoire :

« Ce jour-là, j’étais au travail. J’ai d’abord entendu le son de petits hélicoptères, puis de roquettes qui tombaient du ciel… J’ai vu le regard des gens changer, tout le monde paraissait effrayé. Nous avons accouru vers la zone où les roquettes avaient été lâchées et nous nous sommes immédiatement mis à secourir les dizaines de personnes blessées. Mais un deuxième bombardement a suivi le premier. Et c’est à ce moment-là que je me suis évanoui. »

Encore affecté par ce qui lui est arrivé, le père de famille continue son récit : « Lorsque je me suis réveillé, j’étais à l’hôpital. Je ne voyais plus que de mon œil gauche et mon corps était infesté d’éclats d’obus. Ma jambe, mon bras et mes orteils étaient fracturés et je souffrais énormément. Ce jour-là, je n’ai pas seulement perdu mon œil, j’ai aussi perdu ma maison, mes souvenirs et mes rêves… »

Ali reste à l’hôpital pendant deux mois et demi et est ensuite transporté dans un pays voisin pour se faire opérer. « Les médecins ont traité mes blessures mais n'ont pas pu sauver mon œil. » Traumatisé par ce qui vient de lui arriver et dévasté par cette nouvelle, Ali décide de retourner en Syrie auprès des siens. Mais entre temps son village a été pris d’assaut par des forces armées et il doit donc s’installer avec sa famille dans un camp de déplacés, non loin de la frontière.

« J'ai retrouvé mon rôle de père »

« Lorsque nous sommes arrivés dans ce camp, je souffrais encore beaucoup de mes blessures. Je ne pouvais pas me déplacer et j’étais incapable de subvenir aux besoins de ma famille », explique Ali à l’équipe de l’association.

« Je me rappelle encore du jour où vous êtes entrés dans ma tente. Vous m’avez dit que vous pourriez m’aider à aller mieux… » L’équipe de Handicap International propose alors à Ali des sessions de kinésithérapie, des séances de soutien psychosocial et des aides à la mobilité, qui lui permettront de se déplacer plus facilement. Ali accepte et, au fil des sessions, il commence à retrouver les capacités qu’il avait jusqu’ici perdues. Après quelques séances, il est capable de sortir de sa tente et de reprendre son travail. Ce marchand de fruits et légumes est ravi de revenir à son activité principale : « C’est à ce moment que j’ai retrouvé mon rôle de père de famille. J’étais de nouveau capable de subvenir aux besoins de mes enfants et je n’avais plus besoin de me tourner vers les autres pour qu’ils me prêtent de l’argent ».

Ali a retrouvé le sourire et remercie les professionnels de Handicap International avant de les quitter. « Vous m’avez sorti de ma dépression, vous m’avez redonné l’espoir et mon indépendance. Mon seul souhait désormais, c’est de pouvoir, un jour, rentrer chez moi… »  Comme Ali, plus de six millions de personnes sont actuellement déplacées en Syrie* à cause du conflit qui ravage le pays.

* OCHA, septembre 2016.


Lire aussi : 

Publié le 7 Novembre 2016.

Nos Actions pays par pays

Civils sous les bombes, ça suffit ! Notre volonté commune est une arme de reconstruction massive. Engagez-vous avec Handicap International, signez la pétition !


 

Contactez-nous

Relations donateurs
04 78 69 67 00

Relations presse
Nathalie BLIN
04 26 68 75 39 / 06 98 65 63 94
nblin@handicap-international.fr

AIDEZ-LES concrètement